Covid : la fluvoxamine, l'anti-depresseur qui réduirait le risque d'hospitalisation selon une étude

Par Laurent P. · Mis à jour le 23 août 2021 à 10h40 · Publié le 20 août 2021 à 16h29
Alerte potentiel nouveau traitement contre le Covid ! Selon les résultats préliminaires d'une étude canadienne, dans le cadre de l'essai clinique Together, la fluvoxamine, un antidépresseur, réduirait significativement le risque d'une hospitalisation pour les personnes ayant été contaminées. Une réduction de près d'un tiers d'entre eux, loin d'être négligeable.

Après la dexaméthasone ou encore les différents anticorps monoclonaux, aurait-on trouvé un nouveau traitement contre le Covid pour éviter au maximum les hospitalisations ? C'est en tout cas la découverte qu'ont faite des chercheurs canadiens, dans le cadre de l'essai clinique Together, à travers une étude dont les résultats préliminaires ont été dévoilés en pre-print sur un site collaborateur du NIH. Et ce traitement, c'est un antidépresseur, la fluvoxamine.

Selon ces premiers résultats, la fluvoxamine permettrait de réduire de près d'un tiers le risque d'être hospitalisé, pour les personnes développant une forme grave de la maladie. En quoi a consisté cette étude ? En un essai clinique comprenant 1480 malades : 742 ont été traités avec la fluvoxamine, 738 autres avec un placebo. Les résultats officiels de cette étude doivent désormais être publiés dans un article et approuvés par des pairs avant d'être remis aux régulateurs britannique et américain, dans l'éventualité d'une mise sur le marché de la molécule.

Un traitement qui n'en est pas à son premier coup d'essai, puisque de nombreux chercheurs se sont penchés sur cette molécule et sur sa famille, les Fiasma, susceptibles d'avoir un impact positif sur les malades. C'est le cas par exemple de l'AP-HP qui, dans une étude observationnelle parue en juin 2021, avait conclu à une baisse de 42% des intubations concernant les malades ayant été traité avec la molécule.

Et si les résultats venaient à être validés, il s'agirait d'un véritable avantage : la molécule est connue depuis une dizaine d'années, bien qu'utilisée dans d'autres circonstances, présentant peu d'effets secondaires graves et peu chère à fabriquer. Un traitement beaucoup plus facile à administrer, également, par rapport aux anticorps monoclonaux, par exemple, actuellement utilisé pour limiter les formes graves à l'hôpital.

Ne reste plus qu'à attendre une validation.

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