Covid : un nouveau traitement aux anticorps développé par SpikImm à l'étude

Par Laurent P. · Mis à jour le 15 septembre 2021 à 11h18 · Publié le 13 septembre 2021 à 10h27
Un nouveau traitement contre le Covid à base d'anticorps monoclonaux bientôt à l'étude ? C'est ce qu'a expliqué Karine Lacombe, infectiologue et membre du conseil d'administration de la biotech SpikImm, qui développe ce traitement. Les essais cliniques pourraient commencer début 2022.

La recherche d'un traitement contre le Covid continue son bout de chemin... Après le Clofoctol, à l'étude par l'Institut Pasteur de Lille et qui a annoncé il y a quelques jours avoir recruté son premier volontaire pour la phase deux de ses essais cliniques, c'est au tour d'un autre traitement au nom indéterminé, développé par la biotech française SpikImm, créé par Truffle Capital et l'Institut Pasteur, de faire parler de lui. Un traitement à base d'anticorps monoclonaux mis en avant par Karine Lacombe, infectiologue et membre du conseil d'administration de ladite biotech, chez nos confrères de BFM Business.

Un traitement préventif, sous forme d'injection sous-cutanée, à prendre en amont et qui permettrait de compléter la vaccination, en particulier pour les personnes ne pouvant se faire vacciner pour des raisons de santé. "Les anticorps monoclonaux se passent vraiment en complément du vaccin ou pour les personnes qui ne répondent pas à la vaccination", explique ainsi Karine Lacombe. Et de poursuivre en indiquant que ce traitement arrive aussi à point nommé : "Les premiers anticorps monoclonaux ont déjà été retirés du marché, car ils ont un spectre d’action trop étroit. L’intérêt de celui développé par SpikImm, c’est qu’il a un spectre d’activité très large, à des concentrations très faibles", ajoute-t-elle. Un spectre d'activité d'une durée de six mois.

Une efficacité démontrée in vitro pour le moment, pour des essais cliniques qui devraient commencer début 2022 : "On espère commencer les tests chez l’homme début 2022, pour une mise à disposition dans les mois à venir", précise également l'infectiologue. Et de poursuivre : "On espère qu'il pourra permettre de contrer n'importe quel virus, même ceux qui vont développer des mutations que nous ne connaissons pas encore actuellement". Des essais in vivo sur souris et hamsters sont en cours.

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