Covid : "un malade est admis en réanimation toutes les dix minutes, jour et nuit", s'inquiète Véran

Par Cécile D. · Publié le 3 décembre 2021 à 15h12
"En France, actuellement, c'est un patient qui est admis en réanimation toutes les dix minutes, jour et nuit", a indiqué le ministre de la Santé Olivier Véran, ce vendredi 3 décembre 2021. Cette situation inquiète le gouvernement, qui insiste à nouveau sur l'importance des gestes barrières pour bloquer la progression du virus.

Un Conseil de défense sanitaire doit se tenir lundi 6 décembre : le gouvernement pourrait imposer de nouvelles restrictions aux Français, en raison de la hausse des contaminations et des admissions dans les hôpitaux. « En France, actuellement, c'est un patient qui est admis en réanimation toutes les dix minutes, jour et nuit. La cinquième vague liée au variant Delta monte vite, on est bien au-delà de la quatrième vague et on est même en train de rejoindre le pic de la troisième vague », s'alarme Olivier Véran.

Invité au micro de France Info ce vendredi 3 décembre, le ministre de la Santé estime que le pic de la vague ne serait atteint qu'à la fin du mois de janvier, « si rien ne change. »

Le ministre, évoquant l'étude prévisionnelle de l'institut Pasteur, redoute le retour d'un plan blanc national. « Nous pourrions être à 3 000 patients Covid en réanimation d'ici à une dizaine de jours. Cela suppose une charge sanitaire importante pour nos hôpitaux, avec des premiers plans blancs et des premières déprogrammations. »

Cependant, Olivier Véran garde espoir. L'étude de l'institut Pasteur précise qu'en changeant quelques comportements, cette nouvelle vague pourrait être réduite plus rapidement. 

La vaccination massive des Français et le respect strict des gestes barrières pourraient grandement réduire les risques de contamination massives et de mesures plus restrictives.

En effectuant 600 000 injections de rappel par jour, les Français seront mieux protégés contre le virus et ses variants, estime le centre de recherche. Un scénario dont nous nous rapprochons, au grand soulagement du ministre de la Santé. « Nous sommes parfaitement dans le modèle demandé par l'Institut Pasteur pour réduire l'impact de cette vague. Si nous changeons nos comportements au quotidien dès maintenant, que nous recréons de la distanciation sociale nous-même, nous pouvons réduire jusqu'à 20% la circulation du virus » et passer d'un « pic très élevé à la fin janvier à un pic modéré fin décembre », assure-t-il.

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