JO de Paris 2024 : pour la première fois, il y aura autant d'athlètes femmes que d'hommes aux Jeux

Par Cécile de Sortiraparis · Publié le 9 novembre 2021 à 20h03
C'était l'une des grandes annonces du CIO en décembre 2020, pour présenter les JO 2024 : pour la première fois depuis un siècle, il y aura autant de participantes que de participants lors de ces Jeux internationaux.

Paris est bien décidé à marquer l'histoire de ces Jeux olympiques. En 2024, pour les Jeux d'été de Paris, le CIO a promis la parité : il y aura autant d'athlètes femmes que d'hommes participant à cette compétition internationale.

Cette mesure inédite avait été annoncée dès décembre 2020, on vous en parlait dans un précédent article : « C'est la volonté du CIO et du Cojo de faire en sorte qu'il y ait autant de femmes que d'hommes qui participent aux futurs JO. D'ailleurs, les organisateurs ne manquent pas de rappeler l'aspect historique de cette décision, puisque les premières femmes à avoir participé aux Jeux olympiques étaient présentes en 1900, à ... Paris ! Sur les 10 500 athlètes prévus, 5 250 seront des femmes. »

Depuis 1900 donc, aucune édition des Jeux olympiques n'a permis de rassembler autant de femmes que d'hommes. Un tort qui devrait être corrigé en 2024, après un long combat mené par des militantes, dont la Française Alice Milliat, fondatrice de la Fédération sportive féminine internationale (FSFI).

Cette Fédération, créée en 1921, avait pour but de faire reconnaître le sport féminin. Un combat rude pour ces femmes athlètes, minées par des croyances misogynes, comme le témoigne l’historienne du sport Florence Carpentier, dans un article consacré à Alice Milliat, publié en 2019 dans 20 & 21 Revue d’histoire.

L'historienne est citée par le journal Le Monde : « Les sports, qui demandent un effort physique important, ne sauraient convenir à leur nature supposée fragile, de même que l’effort physique pourrait nuire aux organes génitaux et donc à la procréation. Pour ces deux raisons principales, ce sont les gymnastiques hygiéniques ou esthétiques qui sont réservées aux jeunes filles en France depuis le XIXe siècle. »

Cette opinion défavorable est également partagée par Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux olympiques modernes, qui juge que le sport féminin est « inintéressant, inesthétique ». « Une petite Olympiade femelle à côté de la grande Olympiade mâle. Où serait l’intérêt ? », s'interrogeait-il dans la Revue olympique de juillet 1912.

Plus de cent ans après, le talent et la détermination des femmes athlètes n'est plus à démontrer : lors de JO de Tokyo, les femmes ont décroché la moitié des médailles françaises. Judo, escrime, handball, aviron, rugby, triathlon... Elles sont partout, et elles atteignent le haut du podium sans soucis.

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