Lever les yeux vers le ciel pour Nuit Blanche 2026 à la Fondation Maison des Sciences de l’Homme

Par Laurent de Sortiraparis · Mis à jour le 25 mai 2026 à 15h39
Pour la Nuit Blanche, la Fondation Maison des Sciences de l’Homme propose "Des étoiles et des peuples", une soirée gratuite entre astronomie, sciences humaines, contes et conférences, à Paris le 6 juin 2026.

Regarder les étoiles, c’est aussi regarder les histoires que les peuples ont construites autour d’elles... Pour Nuit Blanche 2026, la Fondation Maison des Sciences de l’Homme propose Des étoiles et des peuples, une soirée gratuite mêlant conférences, projections, théâtre et récits autour du ciel, le samedi 6 juin 2026. De 19h à 23h30, les visiteurs sont invités à découvrir comment les astres ont accompagné les sociétés, depuis les mythes fondateurs jusqu’aux outils scientifiques modernes, dans un format ouvert aux jeunes et aux adultes.

La soirée, modérée par la scientifique et journaliste Dominique Leglu, commence avec La marche à l’étoile, une discussion accompagnée d’extraits de série documentaire autour du voyage mené par l’astronome Stephen Rater et le réalisateur Boris Wilmart à la rencontre de populations locales et de leur vision du cosmos. Le programme se poursuit avec À l’école du ciel, autour des symboles et pouvoirs des étoiles chez les anciens, puis avec le spectacle Imaginaires du ciel, porté par la conteuse Karine Mazel et le musicien Anaël Noury. Plus tard dans la soirée, François Bellec et Pauline Zarrouk abordent la place des astres dans la navigation, les découvertes et la cartographie des galaxies, avant une seconde partie contée autour d’une constellation imaginaire.

Cette proposition donne à Nuit Blanche une couleur plus scientifique, sans perdre le fil artistique de l’événement. Chaque année, cette manifestation gratuite invite le public à circuler dans Paris et sa métropole pour découvrir autrement des lieux, des œuvres et des performances. Pour l’édition 2026, la direction artistique est confiée à Barbara Butch, avec une programmation placée autour de l’amour et du lien collectif. À la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, ce lien passe ici par le ciel : ce que les étoiles racontent, ce qu’elles ont permis de comprendre, et la manière dont elles continuent à relier les cultures, les savoirs et les imaginaires. Ne vous reste plus qu'à lever les yeux au ciel...

Le programme de la Nuit Blanche 2026 à la Fondation Maison des Sciences de l'Homme :

  • Des étoiles et des peuples | Nuit blanche 2026
    Le samedi 06 juin 2026 de 19h00 à 23h30

    Théâtre, conférence.

    La Fondation Maison des Sciences de l'Homme propose d’aller à la rencontre des étoiles lors de la prochaine Nuit blanche 2026 grâce à un dialogue entre sciences humaines, sciences sociales et astronomie. Les savoirs de la philosophie, l'histoire des sciences et de l’astrophysique couplés à la poésie mettront en lumière la place centrale qu’occupent les étoiles dans la vie des peuples. Chercheuses, chercheurs et passeurs d’histoire feront ainsi voyager le public, des représentations culturelles au télescope Hubble en passant par les explorations des navigateurs de l’époque moderne.
    Novice ou savant des constellations, tout le monde pourra ressortir de cette soirée avec une meilleure compréhension de ces objets stellaires qui illuminent l’humanité depuis le début des temps.
    Le programme
    Soirée modérée par la scientifique et journaliste Dominique Leglu.
    19h – « La marche à l’étoile », discussion avec projection d’extraits de la série documentaire
    Munis d’un télescope et d’une caméra, Stephen Rater, astronome voyageur, et Boris Wilmart, réalisateur, ont parcouru le monde à pied. Ensemble, ils vont à la rencontre des populations locales pour échanger sur leur vision du cosmos et partager des observations célestes, du Kirghizistan à l'Amérique du Sud, des Monts d’Ardèche au Pic du midi de la France.
    20h – À l’école du ciel : symboles et pouvoirs des étoiles chez les anciens
    Victor Grysembergh, historien de la philosophie et des sciences de l’antiquité (Mésopotamie, Grèce et Rome Antique), a participé à la redécouverte de fragments du catalogue d’étoiles de l'astronome Hipparque. Il interviendra sur les questionnements religieux et philosophiques chez les Grecs et les Romains.
    Sylvie Nony est chercheuse en histoire et philosophie des sciences, notamment celles du Moyen-Âge arabe. À partir d’un traité arabe de philosophie naturelle intitulé "Pourquoi les étoiles sont visibles la nuit et invisibles le jour", cette intervention explorera les théories de la diffusion de la lumière. Elle permettra aussi de replacer ces savoirs dans l’histoire de leur circulation, notamment à travers l’héritage d’Alhazen dans le monde latin.
    21h – Spectacle « Imaginaires du ciel » - Première partie
    Par Karine Mazel, conteuse, et Anaël Noury, musicien. Cette première partie du spectacle sera centrée sur des contes d’Afrique de l'ouest, de Corée, et des contes issus des peuples premiers d'Amérique du Nord.
    21h30-21h45 – Entracte
    21h45 – Quand les astres outillent le monde
    François Bellec, contre-amiral et ancien directeur du musée de la Marine, historien de la mer, reviendra sur l'importance de l’astronomie dans les innovations techniques, les avancées de la navigation et les grandes découvertes.
    Pauline Zarrouk, cosmologiste au CNRS, expliquera pourquoi et comment cartographier les galaxies aujourd’hui et en quoi les cartes du ciel sont à la fois une aventure scientifique et un enjeu de connaissances.
    22h30 – Spectacle « Imaginaires du ciel » - Seconde partie
    À partir de cartes figurant les planètes et les astres, Karine Mazel improvise avec le public un conte qui relate l'origine d'une constellation imaginaire.
    Les intervenant.e.s
    Victor Gysembergh est directeur de recherches au CNRS, spécialiste d’histoire des sciences et de la philosophie antiques. Ses travaux portent notamment sur la transmission et l’interprétation des savoirs astronomiques dans les sources antiques, incluant une édition des fragments d’Eudoxe de Cnide dans la Collection des Universités de France (Budé). Il est actuellement responsable du projet ERC PALAI, consacré à l’étude des palimpsestes grecs et latins par imagerie multispectrale, ouvrant de nouvelles fenêtres sur des textes scientifiques longtemps inaccessibles.
    François Bellec est contre-amiral, membre et ancien président de l'Académie de marine, ancien directeur du Musée national de la Marine. Historien des découvertes, des voyages scientifiques et de l'art de naviguer, il a publié une trentaine d'ouvrages dont une Histoire universelle de la navigation (Tome 1 Les découvreurs d'étoiles; Tome 2 Des étoiles aux astres nouveaux.)
    Sylvie Nony est professeure agrégée de Physique et a réalisé une thèse sur les controverses concernant la physique du mouvement, au Moyen-Âge. Editée sous le titre Les variations du mouvement, Abû al-Barakât, un physicien à Bagdad (Vie/XIIe siècle) (éds IFAO, Le Caire, 2016) son travail explore les évolutions de la science du mouvement dans le monde médiéval arabe et les diverses interprétations de l’héritage de l’Antiquité grecque. L’histoire des sciences, trop souvent centrée sur la recherche de continuité entre ces deux périodes, a parfois négligé les inventions audacieuses sur ce sujet et les sujets connexes que sont le temps, l’espace, le vide, l’infini… Les sciences arabes n’ont pas seulement transmis l’héritage grec mais elles ont profondément renouvelé ses approches dans de nombreux domaines.
    Karine Mazel est conteuse depuis 1995. Pour elle, raconter est une façon de donner en partage les grandes questions humaines.
    Pauline Zarrouk, cosmologiste au CNRS, travaille au Laboratoire de Physique Nucléaire et des Hautes Energies (LPNHE) de Sorbonne Université. Elle coordonne le projet DESI, Dark Energy Spectroscopic Instrument, pour le CNRS, qui vise à cartographier le ciel en mesurant la position de plusieurs dizaines de millions de galaxies pour mieux comprendre la composition et la dynamique de notre Univers, et en particulier sa phase actuelle d'expansion accélérée. Pauline Zarrouk est également très impliquée dans la diffusion scientifique et a à cœur de partager notre histoire cosmique avec un public toujours plus large et varié. Les travaux de Pauline Zarrouk viennent d’être récompensés par la médaille de bronze du CNRS.
    Dominique Leglu est présidente de l’association française pour l’avancement des sciences (AFAS), après avoir été directrice éditoriale du mensuel scientifique Sciences et Avenir et du trimestriel La Recherche et éditorialiste au magazine Challenges. Physicienne de formation, autrice de plusieurs livres dont « Supernova », consacré à la fameuse SN1987A, première explosion de supernova visible à l’œil nu au XXe siècle, elle a fait traduire de nombreux ouvrages chez Robert Laffont, dont ceux de Brian Greene (La magie du cosmos) ou Leonard Susskind (Trous noirs. La guerre des savants). Elle a été lauréate du prix Jean Perrin 1990 de la Société française de physique.
    Boris Wilmart est auteur, réalisateur et monteur de documentaires. Ses films explorent les liens entre humains et nature, en cherchant à transmettre une profondeur visuelle et émotionnelle dans chacun d’eux. Depuis plusieurs années, il s’intéresse plus particulièrement à l’astronomie, en questionnant notre rapport au cosmos et la manière dont celui-ci influence nos vies et notre perception du monde. Il a notamment développé cette réflexion à travers plusieurs courts-métrages, puis plus récemment avec la série documentaire Marche à l’étoile (2021–2024), réalisée pour ARTE et Ushuaïa TV.
    Après des études de dessin et de design, Stephen Rater multiplie les traversées au long cours en Espagne, en Islande ou en Nouvelle-Zélande, avant de réaliser en 2014 un voyage fondateur en solitaire au Népal. C'est là qu'en improvisant un cours d'astronomie dans une école de montagne, il décide de concilier définitivement aventure et partage scientifique. Depuis 2018, il a fait de l'astronomie son activité principale, organisant des astrobivouacs en forêt et s'engageant auprès de personnes touchées par le cancer avec le groupe Siel Bleu. Par la suite, ses expéditions menées au Népal, au Kirghizistan et en Amérique du Sud pour partager l'observation du ciel avec les populations locales ont fait l'objet de documentaires réalisés avec Boris Wilmart et diffusés sur Ushuaïa TV et Arte. Afin de porter ces projets de solidarité, l'association Marche à l'étoile a été créée. Elle pilote aujourd'hui son projet le plus ambitieux : la construction d'un observatoire astronomique permanent dans la région du Mustang, au Népal, pour offrir un accès durable à l'astronomie aux communautés de l'Himalaya.
    Batteur, bassiste et compositeur, intermittent du spectacle, Anaël Noury est membre de plusieurs formations orientées principalement vers le jazz moderne. La musique assistée par ordinateur, l'accompagnement de récit et l'écriture de musique pour le spectacle vivant constituent un autre aspect de son travail de compositeur.
    Dernière entrée à 22h30.



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Informations pratiques

Dates et Horaires
Le 6 juin 2026
De 19h à 23h30

× Horaires indicatifs : pour confirmer l'ouverture, contactez l'établissement.

    Lieu

    54 Boulevard Raspail
    75006 Paris 6

    Calcul d'itinéraire

    Accès
    Métro ligne 4 station "Saint-Sulpice"

    Tarifs
    Gratuit

    Site officiel
    www.paris.fr

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