Tel Aviv On fire : critique et bande-annonce

Par Laura B. · Publié le 22 mars 2019 à 14h06 · Mis à jour le 22 mars 2019 à 14h10
Sameh Zoabi sort son 2ème film, "Tel Aviv on Fire", une comédie dans laquelle il évoque le conflit israélo-palestinien au détour d'un soap opera. Un pari osé et réussi. En salles le 3 avril 2019.

"Tel Aviv on Fire" est le deuxième long-métrage du Palestinien Sameh Zoabi. Le réalisateur, qui a étudié à l'université de Tel Aviv puis à celle de Columbia, a choisi le registre de la comédie pour son film ancré dans le conflit israélo-palestinien. En effet, il inscrit son histoire de nos jours, sur le tournage, à Ramallah, d'un soap opera, "Tel Aviv on Fire", dont l'action se situe en 1967, juste avant la Guerre des Six Jours. Sameh Zoabi met notamment en scène l'acteur palestinien Kais Nashif, l'Israélien Yaniv Biton et la Belge Lubna Azabal qu'on a pu voir dans les séries "Les Rivières Pourpres", "Nox" et "Glacé" mais aussi dans les films "Marie Madeleine" en 2018 et "Mensonges d'État" de Ridley Scott en 2008, entre autres.
Présenté dans différents festivals en 2018, "Tel Aviv on Fire" a récolté plusieurs prix : le Prix Orizzonti du meilleur acteur pour Kais Nashif à la Mostra de Venise, les prix du meilleur film et du meilleur scénario au festival de Haïfa et le grand prix du festival international du film de Saint-Jean-de-Luz.
A voir en salles dès le 3 avril 2019.

Synopsis :

Salam a 30 ans. Il est palestinien et vit à Jérusalem. Il est stagiaire sur le tournage à Ramallah de la série à succès "Tel Aviv on Fire". Pour aller travailler, tous les matins il traverse le même check-point. Un jour, il se fait arrêter par Assi, un officier israélien fan de la série et, pour s'en sortir rapidement, Salam prétend en être le scénariste. Pris à son propre piège, Salam se voit alors imposer un nouveau scénario par Assi. Et, rien ne va se passer comme prévu...

Bande-annonce :

Critique :

Le réalisateur a choisi de faire apparaître 4 langues dans son film : l'arabe, l'hébreu, l'anglais et le français. Ce qui renforce encore davantage l'aspect multiculturel de son long-métrage luxembourgeois / français / israélien / belge.
Il inscrit son histoire dans une réalité multiple : le conflit israélo-palestinien tout d'abord, mais aussi l'importance des soap opera dans le Moyen-Orient et également le fait que l'Israël soit un gros producteur de séries de qualité. En filmant le tournage d'une série (et ses coulisses), il réalise ici une mise en abyme réussie.
"Tel Aviv on Fire" est très drôle car le film y va à fond sur le clichés, que ce soit sur les Juifs ou les Arabes, il ne se prive pas. Les Juifs considèrent les Arabes comme des terroristes et les Arabes ne voient les Juifs que comme des occupants autoritaires abusant de leur pouvoir. Chacun se considère comme idéal, ne voyant pas ses défauts. Il y a énormément d'autodérision. Et ça fait du bien, pour une fois, de voir le conflit israélo-palestinien évoqué grâce au registre de la comédie.

Informations pratiques

Horaires
Du 3 avril 2019 au 9 avril 2019

×
    Commentaires
    Affinez votre recherche
    Affinez votre recherche
    Affinez votre recherche
    Affinez votre recherche