Coutures est le nouveau long-métrage d’Alice Winocour. Ce drame franco-américain plonge son récit dans l’effervescence de la Fashion Week de Paris. Porté par Angelina Jolie, entourée de Louis Garrel, Ella Rumpf et Anyier Anei, le film sera présenté en avant-première mondiale le 7 septembre 2025 dans la section Présentations spéciales du Festival international du film de Toronto, avant une sortie en salles françaises fixée au 18 février 2026.
À Paris, dans le tumulte des défilés et des coulisses de la mode, Maxine, réalisatrice américaine, voit son existence bouleversée par une nouvelle inattendue. Ce choc intime agit comme un point de bascule dans un univers où le rythme effréné masque souvent les fragilités individuelles.
Au fil des rencontres, Maxine croise Ada, jeune mannequin sud-soudanaise ayant quitté son pays, et Angèle, maquilleuse française en quête d’émancipation. Entre ces trois femmes que tout oppose en apparence, une solidarité discrète mais profonde se met en place. Le film explore leurs trajectoires entremêlées, révélant sous le vernis glamour une forme de résistance silencieuse.
Notre avis :
Dans Couture, Alice Winocour entrouvre les portes d’un monde fantasmé pour mieux en révéler les fissures. Exit les paillettes : ici, la Fashion Week de Paris se vit à hauteur d’atelier, sous les néons blafards, entre retouches de dernière minute et tension palpable. Dès l’apparition des escaliers mythiques de Chanel rue Cambon, le ton est donné : cadrage serré, souffle court, intimité presque intrusive. On n’observe pas, on partage.
Au cœur du récit, Maxine Walker, incarnée par Angelina Jolie, réalisatrice américaine engagée pour signer le film d’ouverture d’un défilé. La mode selon elle ? "Inutile et nécessaire". Une définition en apparence paradoxale, qui résume l’ambivalence du film. Tandis que les petites mains s’affairent, sa trajectoire bascule : diagnostiquée d’un cancer du sein foudroyant, elle voit sa vie suspendue. Son histoire, plus grave, prend naturellement le pas sur les autres, imposant au film une densité émotionnelle qui déborde largement le cadre de la mode. La scène de consultation médicale avec Vincent Lindon, d’un réalisme glaçant, place le spectateur dans la position même de la patiente.
Autour d’elle gravitent Angèle, maquilleuse des coulisses et aspirante écrivaine, décidée à raconter ces corps qu’elle maquille, et Ada, mannequin de 18 ans venue du Kenya, à travers qui affleure la vie à toute allure des catwalks internationaux. Sans oublier la couturière, concentrée sur la robe d’ouverture : faire, défaire, refaire, jusqu’à l’exigence absolue et la fierté du dernier point.
Le défilé final, beau et quasi surréaliste, joue sur des contrastes mélancoliques. À travers ces trajectoires entremêlées, le film explore les doutes, les insécurités et les échecs, reléguant la mode au second plan et faisant de la maladie presque le sujet principal. Si la métaphore de la couture - réparer, assembler, cicatriser - est belle, le film hésite entre fiction et quasi-documentaire, laissant une impression d’équilibre fragile. Touchant, ambitieux, imparfait : Couture n’est pas un film sur la mode. C’est un film sur les cicatrices - visibles ou non - que l’on apprend à porter.
Écrit et réalisé par Alice Winocour, Coutures s’inscrit dans la continuité d’un cinéma attentif aux expériences féminines contemporaines, après Revoir Paris. Le film est tourné en français et en anglais, dans les décors réels de la Fashion Week parisienne, donnant au récit une dimension à la fois intime et mondialisée.
La production réunit Charles Gillibert (CG Cinéma), Xin Zhang, William Horberg et Angelina Jolie. Coproduit par CG Cinéma, Closer Media et France 3 Cinéma, le film est distribué en France par Pathé, avec des ventes internationales assurées par Hanway Films.
Coutures marque la première participation d’Angelina Jolie à un long-métrage français. Elle partage l’écran avec Louis Garrel, Ella Rumpf et Anyier Anei, mannequin d’origine sud-soudanaise. Le casting est complété par Garance Marillier, Finnegan Oldfield, ainsi que par la participation exceptionnelle de Aurore Clément et Vincent Lindon.
À la croisée du drame intime et du film choral, Coutures observe les tensions entre visibilité sociale et vulnérabilité personnelle. La mise en scène privilégie une approche réaliste, attentive aux gestes et aux silences, dans un décor souvent associé au spectacle et à l’apparence.
Le film s’adresse à un public sensible aux récits centrés sur les parcours de femmes, aux enjeux d’identité et aux contradictions d’un monde globalisé. Sans idéalisation du milieu de la mode, il en fait le théâtre d’histoires humaines où se rejouent l’exil, l’émancipation et la reconstruction.
Coutures
Film | 2026
Sortie au cinéma : 18 février 2026
Drame | Durée : 1h47
De Alice Winocour | Avec Angelina Jolie, Louis Garrel, Ella Rumpf, Anyier Anei
Titre original : Couture
Nationalité : France, États-Unis
Présenté en avant-première mondiale au Festival de Toronto 2025, Coutures prolonge le cinéma d’Alice Winocour par un regard porté sur la sororité et les fractures contemporaines, dans un cadre où l’intime se confronte à la scène publique. Le film s’inscrit comme l’un des drames français attendus de l’année 2026.
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