Klara et le Soleil : notre avis sur la tendre fable de Waititi

Par Julie de Sortiraparis · Mis à jour le 26 octobre 2026 à 18h24
Dans Klara et le Soleil, Taika Waititi mêle humour absurde, tendresse et émotion. Jenna Ortega nous touche en amie artificielle qui découvre les humains. Notre critique du film.

Dans Klara et le Soleil, Taika Waititi raconte l’histoire d’une androïde achetée pour tenir compagnie à Josie, une adolescente malade. Klara connaît encore bien peu de choses aux humains. Elle les observe, les imite et essaie de comprendre leurs sentiments avec une logique parfois déconcertante. Adapté du roman de Kazuo Ishiguro, le film fait de cet apprentissage une fable drôle, tendre et émouvante, portée par une Jenna Ortega formidable.

Sorti au cinéma en France le 21 octobre 2026, le film réunit également Mia Tharia dans le rôle de Josie, Amy Adams dans celui de sa mère et Aran Murphy dans celui de Rick. Le scénario est signé Dahvi Waller et Taika Waititi. Nous avons découvert le film sans avoir lu le livre et avons pleinement adhéré à ce personnage, ainsi qu’à la façon dont Waititi nous invite à regarder le monde à travers elle. Sa naïveté nous a fait rire, puis nous a touchés à mesure que sa relation avec Josie prenait de l’importance.

Jenna Ortega est particulièrement drôle dans la façon dont Klara apprend à connaître le monde. Sa gestuelle, ses tentatives pour imiter les humains et le sérieux avec lequel elle accueille chaque découverte donnent au personnage un humour désarmant. L’actrice trouve le ton juste : on rit de ses réactions, tout en étant touché par son désir de comprendre et de bien faire. Cette maladresse nous attache à elle et donne progressivement du poids à l’émotion.

On retrouve dans ces moments le goût de l’absurde de Taika Waititi, celui qui nous avait séduits dans Jojo Rabbit. Le réalisateur laisse ses personnages suivre leurs convictions les plus improbables et trouve dans ce décalage de quoi nous faire rire. Ici, cet humour nourrit aussi la tendresse. Plus nous découvrons la façon dont Klara perçoit les choses, plus nous nous attachons à ses espoirs et à son désir de comprendre ceux qui l’entourent.

Le film nous a également touchés lorsqu’il donne une forme visuelle à cet apprentissage, notamment quand Klara découvre l’amour à travers les reflets lumineux. La lumière prend alors une place dans sa compréhension des sentiments. Ce motif prolonge avec douceur son rapport au soleil et donne à son émerveillement une dimension émouvante.

Cette candeur assumée pourra laisser certains spectateurs à distance. Elle fait, pour nous, tout le charme du film. Les amateurs de l’humour absurde et tendre de Waititi trouveront ici une héroïne dont les maladresses font autant sourire que ses découvertes émeuvent. Nous avons beaucoup ri devant Klara et le Soleil, et Jenna Ortega nous a donné toutes les raisons de nous attacher à son amie artificielle.

Après Jojo Rabbit et Thor: Ragnarok, Taika Waititi adapte ici Klara and the Sun, publié en 2021 par Kazuo Ishiguro, également auteur de Never Let Me Go.

Pour prolonger l’expérience en salle, consultez les films à voir au mois d’octobre, les films à voir au cinéma en ce moment et notre sélection des films de science-fiction à voir au cinéma.

Cette page peut contenir des éléments assistés par IA, plus d’information ici.

Informations pratiques

Dates et Horaires
À partir du 21 octobre 2026

× Horaires indicatifs : pour confirmer l'ouverture, contactez l'établissement.
    Commentaires