Super League : les clubs anglais se retirent du projet, ce qu'il faut retenir

Par Alexandre G. · Publié le 21 avril 2021 à 12h08 · Mis à jour le 21 avril 2021 à 12h08
Après l'annonce fracassante concernant la création d'une Super League européenne par 12 des meilleurs clubs du vieux continent, les instances dirigeantes du football mondial (FIFA) et continental (UEFA) sonnent le branle-bas de combat. Joueurs, entraîneurs, responsables politiques et supporters s'opposent fermement au projet de ligue privé. Face à la vague de protestations, les clubs anglais ont tous annoncé leur retrait définitif du projet. On fait le point.

Déflagration sur la planète européenne du football. Dans la nuit du dimanche 18 avril 2021, les présidents de 12 des meilleurs clubs d'Europe ont annoncé officiellement leur intention de créer une Super League européenne, un projet de compétition concurrent à la Ligue des Champions, la plus prestigieuse des compétitions européennes jusqu'alors.

Dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 avril, à peine 48h après le lancement officiel du projet de Super League européenne, les clubs anglais se retirent officiellement du projet. C'est d'abord le club de Manchester City qui publie un communiqué à ce sujet. Dans la foulée, Liverpool, Manchester United, Arsenal et Tottenham publiaient à leur tour un communiqué pour officialiser leur retrait définitif. "Après vous avoir écouté, ainsi que la communauté élargie du football ces derniers jours, nous nous retirons de la Super Ligue envisagée. Nous avons fait une erreur et nous nous excusons pour cela", s'excuse la direction d'Arsenal. Chelsea, dernier club anglais à figurer dans la liste des clubs fondateurs, clôture dans la matinée la vague de rétropédalage. 

D'abord, qui sont les 12 clubs fondateurs ? Quelques-uns des meilleurs clubs européens, avec une histoire souvent longue de plusieurs décennies et surtout une large base de supporters, à savoir l'AC Milan, Arsenal, Atlético Madrid, Chelsea FC, FC Barcelone, l'Inter Milan, Juventus, Liverpool, Manchester City, Manchester United, Real Madrid et Tottenham. À ce stade, le PSG et le Bayern Munich ont refusé de participer à cette jacquerie, tout comme Benfica et Porto, les deux meilleurs clubs portugais. Le lendemain de l'annonce, la Banque JP Morgan annonçait son intention de financer le projet. 

Du côté de l'UEFA, l'instance encore dirigeante du football européen, la nouvelle avait fait l'effet d'une bombe. Ce mardi 20 avril 2021, le président Aleksander Ceferin a donné le fond de sa pensée lors du congrès de l'UEFA. "Il est encore temps de changer d'avis. Vous avez fait une énorme erreur, mais tout le monde fait des erreurs", calme le responsable. C'est la première fois que le président de l'UEFA ouvre au dialogue. 

Pourtant, quelques heures auparavant, certains de ses collègues brandissaient encore des menaces à l'encontre des 12 clubs rebelles. "Ces clubs doivent partir, et je m'attends à ce que cela se produise vendredi", affirme Jesper Moller, président de la Fédération danoise de football et membre du comité exécutif de l'UEFA. Avec dans son viseur trois cibles principales : le Real Madrid, Manchester City et Chelsea, les trois clubs encore en lice en demi-finale de la Ligue des Champions cette année. 

Même son de cloche du côté de la FIFA, qui tape aussi du poing sur la table par l'intermédiaire de son président Gianni Infantino. "À la FIFA, nous ne pouvons que désapprouver fortement la création de la Super League, une Super League qui est une ligue privée et une rupture avec les institutions actuelles. Il n'y a aucun doute sur la désapprobation de la FIFA. Soutien total à l'UEFA", affirme le responsable. L'Association nationale des supporters (ANS) s'est prononcée, au même titre que ses homologues italiens ou anglais, contre ce projet de "privatisation du football européen", qui serait une "insulte grave à la culture de nos tribunes", rappelle-t-elle dans un communiqué. 

D'ailleurs, l'UEFA a également pu compter sur le soutien des responsables politiques européens. Le président français Macron, la Chancelière allemande Merkel, ou encore le Premier ministre anglais Boris Johnson ont tous communiqué pour manifester leur opposition au projet de Super League européenne.

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À l'approche d'une annonce imminente de la part des douze plus grands clubs européens sur le projet de Super League européenne, l'UEFA sort les crocs et menace de bannir définitivement de ses compétitions les joueurs des clubs potentiellement félons. L'instance étudie actuellement la viabilité juridique d'une telle décision. L'annonce officielle devrait intervenir dans les prochaines heures.

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