Coronavirus : le préfet de Police de Paris s'excuse après ses propos polémiques

Par Alexandre G. · Publié le 3 avril 2020 à 16h40 · Mis à jour le 3 avril 2020 à 16h41
Ce vendredi 3 avril, le préfet de Police Didier Lallement s'est excusé publiquement après ses propos polémiques sur les personnes en réanimation, coupables selon lui de ne pas avoir "respecté le confinement". Le fonctionnaire a dit "regretter" ses paroles, tout en précisant qu'il "continuerait sa mission".

Didier Lallement "regrette". En pleine crise sanitaire, le préfet de Police de Paris s'est fait taper sur les doigts par l'exécutif. Après avoir laisser entendre que les personnes hospitalisées dans les services de réanimation étaient "ceux qui au début du confinement ne l'avaient pas respecté". Pour le chef de la police parisienne, il s'agissait d'une "corrélation très simple", entre non respect des règles sanitaires et hospitalisation. Mea Culpa pour le préfet Lallement, qui "présente ses excuses à tous ceux" qu'il a "pu heurté"

Des propos qui avaient choqué, non seulement les Français mais également les membres de l'exécutif. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, responsable des agissements du préfet, avait immédiatement réagi à travers son entourage en précisant qu'il s'agissait de dires "inexact". Dans la classe politique, les réactions ne se sont pas faites attendre. Le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a tweeté dans la foulée combien il trouvait ces propos "écoeurant", et que "les gens doivent être respectés"

— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) April 3, 2020

Pour Eric Ciotti, député Les Républicains, l'intervention du préfet n'était qu'un condensé de "propos révoltants et profondément inhumains". Forcément, le préfet de Police de Paris a tenu, seulement quelques heures après son hasardeuse sortie médiatique, à dire combien son message était "trouble", en inadéquation totale avec "les valeurs de fraternité, d'égalité et de solidarité" qu'il souhaite promouvoir. Ses excuses étaient aussi adressées aux personnes touchées et encore mobilisées, "aux soignants, au sapeurs papiers aux policiers et gendarmes et tous les services publics qui continuent à assurer la continuité du fonctionnement de la Nation". Le haut-fonctionnaire n'en est pas à sa première bourde médiatique. L'heure n'est pas à la division, mais au rassemblement. 

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