Résultats municipales 2020 : les surprises à Paris et en Île-de-France

Par Alexandre G. · Photos par Alexandre G. · Publié le 29 juin 2020 à 15h17 · Mis à jour le 29 juin 2020 à 15h22
Au lendemain du second tour des élections municipales 2020, le visage des élus de Paris et des autres villes d'Île-de-France changent. Et les résultats du scrutin apportent leur lot de surprises, avec la disparition du Rassemblement National mais aussi la défaite des communistes dans de nombreuses villes en petite couronne. On fait le point.

Quel est le nouveau visage politique de Paris et de l'Île-de-France ? Alors que le second tour des élections municipales a bien eu lieu dimanche 28 juin en France, c'est l'heure de faire le bilan du scrutin à Paris et dans les autres villes d'Île-de-France

Outre l'abstention qui a atteint des records (63,7% selon une estimation Ipsos-Sopra Sterio pour Radio France), c'est bien la vague verte attendue depuis plusieurs semaines qui déferle sur les grandes villes de France. À Colombes, dans le département des Hauts-de-Seine, c'est bien Europe-Écologie Les Verts qui s'installe aux manettes, avec le nouveau maire Patrick Chaimovitch qui remplace la maire Les Républicains Nicole Goueta.

Une victoire qui vient s'ajouter au succès retentissant et presque sans partage des socialistes et écologistes à Paris, rassemblés sous la bannière d'Anne Hidalgo, qui prolonge ainsi son mandat de six années supplémentaires en tant que maire de la capitale. À Saint-Ouen, autre victoire de la gauche alliée aux écologistes, puisque le maire sortant divers droite William Delannoy est remplacé par Karim Bouamrane du Parti socialiste. 

Grand perdant de ces élections municipales 2020, le Rassemblement national perd du terrain en Île-de-France, pour disparaître complètement du paysage politique de la région capitale. Mantes-la-Ville, dernier bastion du parti de Marine Le Pen dans les Yvelines, est perdu au profit de Sam Damergy, un chef d'entreprise soutenu par LREM et EELV. 

Dernière surprise après le second tour, mais de taille : la cuisante défaite du Parti communiste français, implanté en Île-de-France dans des villes de petite couronne depuis plusieurs mandats. Des villes historiquement communistes basculent lors de cette élection au profit d'autres partis politiques.

Comme à Saint-Denis, qui reste la plus grande ville dirigée par le PCF, perdue au profit du socialiste Mathieu Hanotin, ou encore Aubervilliers, où la maire sortante Mériem Derkaoui a été battue par Karine Franclet (UDI). Dans le Val-de-Marne, Choisy-le-Roi tourne du rouge au bleu, puisque le maire communiste Didier Guillaume perd face à Tonino Panetta, étiqueté Les Républicains. 

Informations pratiques

Commentaires
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche