Puy du Fou : l'autorisation d'accueillir jusqu'à 9.000 personnes samedi fait polémique

Par Julie M. · Publié le 16 août 2020 à 15h14 · Mis à jour le 16 août 2020 à 15h42
La préfecture de Vendée avait autorisé le Puy du Fou à accueillir jusqu’à 9.000 personnes pour son spectacle nocturne, la Cinéscénie, le samedi 15 août. Une autorisation qui fait polémique alors que le gouvernement a récemment annoncé prolonger l’interdiction des rassemblements de plus de 5.000 personnes jusqu'au 30 octobre 2020. Suite aux accusations de l'opposition, l'Élysée dément être intervenu dans cette décision.

Alors que le gouvernement avait annoncé, dans un décret du 10 juillet 2020, qu'à partir du 15 août, les préfets de département pourraient accorder des dérogations à l’interdiction des événements réunissant plus de 5.000 personnes, le Préfet de Vendée a autorisé le Puy du Fou à recevoir jusqu'à 9.000 personnes pour son spectacle nocturne du 15 août 2020.

Une décision qui fait polémique alors qu'entre temps, l'exécutif a annoncé que l’interdiction des rassemblements de plus de 5.000 personnes, initialement en vigueur jusqu’au 30 août, a été prolongée mardi jusqu’au 30 octobre. La préfecture a diffusé un communiqué, dans lequel elle explique qu'elle a accordé au Puy du Fou une "dérogation exceptionnelle" arguant également qu'à ce jour la Vendée connait un "niveau de vulnérabilité limité" et que le taux d'incidence dans le département est presque 5 fois inférieur au niveau national.

Elle explique également les mesures mises en place par le parc pour permettre d'accueillir autant de visiteurs dans un espace, qui pour rappel est en plein air. Le communiqué précise que "les spectateurs sont divisés en 3 flux séparés, aussi bien dans les tribunes que dans leur circulation entre les tribunes et l'entrée du site". D'autre part, "4.000 places au total sont laissées libres pour permettre la distanciation physique entre chaque groupe de personnes assistant au spectacle".

Alors que de nombreux élus, notamment de gauche, dénoncent un "passe-droit" entre Emmanuel Macron et son ami Philippe de Villiers, fondateur du parc, l'Élysée a démenti avoir une quelconque implication dans un message adressé au Journal du Dimanche. Le magazine ajoute même que selon un proche, "le Président a été surpris et a appelé à la vigilance et à l'équité."

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