Coronavirus : au Danemark, des millions d'animaux vont être tués suite à une mutation du virus

Par Caroline J. · Publié le 5 novembre 2020 à 09h24 · Mis à jour le 5 novembre 2020 à 09h26
La colère monte au Danemark. En raison d'une mutation du Covid-19 chez des visons, la totalité de ces animaux élevés dans le pays pour leur fourrure va être abattue, soit entre 15 et 17 millions de bêtes d’après le gouvernement danois.

Alors que la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a récemment annoncé l’interdiction de l'élevage de visons pour leur fourrure en France, c’est loin d’être le cas au Danemark. Dans ce pays du nord de l’Europe, ils sont entre 15 et 17 millions de ces animaux à être élevés pour leur fourrure dans 1139 fermes danoises. Le Danemark est d’ailleurs le premier exportateur de peaux de visons dans le monde.

Mais, en raison du Coronavirus et d’une mutation du virus, la totalité de ces visons d’élevage va être abattue. Selon la Première ministre du pays, Mette Frederiksen, 12 personnes - résidant dans l'ouest du pays - auraient déjà été contaminées suite à la mutation du Covid-19 chez ces animaux. « Le virus muté via les visons peut créer le risque que le futur vaccin ne fonctionne pas comme il le doit (…) Il est nécessaire d’abattre tous les visons », a ainsi déclaré la cheffe du gouvernement danois.

Face à la colère de nombreux Danois et des associations de protection animale, les autorités ont tenté de se justifier sur la mise à mort de ces millions d’animaux. D’après eux, la mutation ne provoquerait pas des effets plus graves chez l’homme, mais entraînerait une efficacité plus faible des anticorps humains.

Le virus muté chez ces visons « ne réagit pas autant aux anticorps que le virus normal. Les anticorps ont toujours un effet, mais pas aussi efficace », a indiqué le responsable de l’Autorité danoise de contrôle des maladies infectieuses (SSI), Kåre Mølbak. Selon lui, « la poursuite de l’élevage de visons impliquerait un risque beaucoup plus élevé pour la santé publique, tant au Danemark qu’à l’étranger ».

Plusieurs associations de protection animale ont réagi à cette annonce, dont One Voice qui demande à mettre « un terme définitif à cette industrie ».

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