Covid-19 : dans les transports en commun, quels sont les risques de contamination ?

Par Alexandre G. · Photos par Alexandre G. · Publié le 6 novembre 2020 à 11h56 · Mis à jour le 6 novembre 2020 à 18h45
Masque obligatoire, tests antigéniques dans les gares et aéroports... La vie dans les transports en commun suit son cours, malgré le virus. Pourtant, il existe dans nos rames et nos bus comme dans n'importe quel autre lieux public clos des risques de contamination au Covid-19. Des études tendent à nous rassurer, sans manquer de nous rappeler l'importance du port du masque à l'intérieur.

Est-ce que l'on risque d'attraper la Covid-19 dans les transports en commun ? Comme partout ailleurs, le risque existe. Mais il serait moins important qu'on ne le pense dans les bus, métros et autres trains et avions que nous empruntons tous. C'est en tout cas qu'avance une étude de la Oxford Academic, publiée pendant l'été 2020, qui précise que la probabilité d'attraper le coronavirus dans les transports en commun avoisine les 0,32%.

Forcément, on imagine que cette statistique va plaire au ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, qui répète inlassablement aux détracteurs du gouvernement que les transports ne sont pas des clusters. Et ce ne sont pas les chiffres de Santé publique France qui peuvent le contredire : d'après leurs données, les transports représentent seulement 1% des clusters recensés sur le territoire national. Sauf que des experts de l'organisme de santé mettent en cause ces résultats et avertissent sur la possibilité que ce pourcentage soit sous-estimé, plutôt autour des 10% de contaminations. Un faible pourcentage de clusters, mais avec un impact viral conséquent. 

Pourtant, l'étude du bureau britannique de la sécurité des trains abonde dans le sens d'un risque minimal de contamination à bord. Selon leurs résultats, le nombre de passagers infectés est en moyenne de 1 sur 11 000, bien que les chercheurs concèdent devoir régulièrement mettre à jour leurs données, en fonction du taux de circulation du virus. Des marins-pompiers marseillais ont, eux aussi, cherché les traces de contamination dans les rames, sous les sièges et sur les barres de maintien. Quelques restes de virus sur les barres, mais pas de quoi en tirer une conclusion sur le taux de contamination.

Aussi, pour mieux comprendre le processus de contamination dans les transports en commun, encore faut-il connaître l'application des gestes barrières par les passagers à l'intérieur. Une étude chinoise révélée en septembre démontrait la contamination de vingt personnes à l'intérieur d'un bus à cause d'une mauvaise ventilation et d'une femme atteinte du Covid-19. Aucun masque de protection à l'intérieur. Et une règle simple à rappeler aux quelques indécis réfractaires : le port du masque réduit les risques de contamination de 85%. Alors si une personne s'en dispense, on peut comprendre que cela indigne. 

Concrètement, on vous conseille comme les scientifiques de vous positionner presque sans aucun risque, c'est-à-dire dans une rangée vide d'un wagon ventilé (ou avec des fenêtres ouvertes), avec un masque. Avec cette méthode -presque- infaillible, vous êtes tranquille. 

Informations pratiques

Commentaires
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche