Covid : "Il n'est pas question de déconfiner" prévient Emmanuel Macron

Par Manon C. · Publié le 22 novembre 2020 à 10h52 · Mis à jour le 23 novembre 2020 à 12h54
Interrogé dans le JDD ce jour, Emmanuel Macron, qui doit faire le point sur la situation en France mardi 24 novembre à 20h, a déclaré qu'il n'était "pas question de déconfiner".

Emmanuel Macron doit s'exprimer à la télévision, mardi 24 novembre prochain à 20h, afin de faire le point sur la situation sanitaire en France et détailler les contours d'un confinement "adapté". En effet, le Président de la République n'envisage pas, pour le moment, le déconfinement, d'après les propos qu'il a tenus dans le JDD, ce jour.

"Aujourd'hui, le niveau de circulation du virus dans le pays est le même qu'au moment du couvre-feu. Il n'est pas question de déconfiner" précise-t'il dans l'hebdomadaire, souhaitant néanmoins apporter "de la clarté" et "un cap" à la situation. 

"Rien n'est pire que l'incertitude et l'impression d'une morosité sans fin. Il faut de la cohérence, de la clarté, un cap. Savoir ensemble où nous allons et comment y aller. C'est difficile, car la pandémie est par essence imprévisible et mondiale, mais c'est la clé de la confiance, qui elle-même est la clé du succès. Il n'y a pas de fatalité. Les crises peuvent être, à la fin, des accélérateurs de progrès. Nous devons être au rendez-vous de l'Histoire. Et la France a tous les atouts pour l'être." 

La parole est également donnée, dans le JDD, à Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement. Ce dernier précise que des "assouplissements au confinement se feront en trois étapes au regard de l'évolution sanitaire et des risques liés à certaines activités : d'abord autour du 1er décembre, puis avant les congés de fin d'année, puis à partir de janvier 2021."

Gabriel Attal confirme également ce qu'avait annoncé Jean Castex, à savoir que l'attestation de déplacement serait nécessaire après le 1er décembre : "le confinement va se poursuivre et donc la limitation des déplacements aussi." Concernant la réouverture des commerces au 1er décembre, le porte-parole affirme que "le président est conscient des efforts consentis et attaché à la valeur travail", mais que "certains établissements, comme les bars et restaurants, continueront à connaître des restrictions." 

Et le porte-parole d'aborder également la question des vaccins en affirmant que la France a déjà trois contrats "signés, au moins trois autres très avancés et d'autres en discussion", avec "en moyenne 30 millions de doses par contrat". D'après Attal, la question du vaccin obligatoire "se posera quand on connaîtra les propriétés des vaccins".

Il juge, par ailleurs, "intéressante à titre personnel" la possibilité de rendre obligatoire l'isolement des cas positifs et des cas contacts : "Beaucoup de nos voisins l'ont fait, et j'entends des Français qui estiment subir des contraintes qui pourraient être allégées si nous concentrons les efforts sur les chaînes de contamination."

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