Fermeture des restaurants : des manifestations prévues à Marseille ce jeudi

Par Laurent P. · Publié le 25 novembre 2020 à 19h15 · Mis à jour le 25 novembre 2020 à 19h16
L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie a appelé les patrons de restaurants du sud de la France à manifester ce jeudi 26 novembre 2020 pour contester les décisions prises par le gouvernement et annoncées la veille, mardi 24 novembre, lors d'une allocution d'Emmanuel Macron. En cause : l'impossibilité de rouvrir pour les fêtes alors que les créances continuent de tomber, que les aides tardent à venir.

Un véritable cri du coeur ! Alors qu'Emmanuel Macron annonçait mardi 24 novembre les modalités de l'allègement du confinement, avec notamment la réouverture des restaurants qui ne seraient pas d'actualités avant au moins le 20 janvier 2021, les restaurateurs, eux, voient rouge. "Cela ne peut plus durer", indiquait ce mercredi Bernard Marty, le président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie. Et de continuer : "Nous ne voulons pas mourir, nous voulons rouvrir", explique-t-il à nos confrères de La Provence. Il conclut : "Si cela continue, nous resterons fermés définitivement".

Celui-ci a par ailleurs appelé ses confrères du sud de la France, "de Toulouse à Menton" à se rendre dans la cité phocéenne le lendemain, jeudi 26 novembre, à Marseille afin de manifester dès 14h contre les nouvelles annonces du Président de la République. L'objectif : demander la réouverture immédiate de leurs établissements. Comme l'expliquent nos confrères du Figaro, le cortège partira du port pour se terminer à la préfecture. Celle-ci pourrait même se terminer à Paris dans plusieurs jours, avec plus de restaurateurs et cafetiers, s'ils ne sont pas entendus.

Une manifestation dont l'objectif est également de rappeler au gouvernement qu'un protocole sanitaire strict avait déjà été mis en place lors du premier déconfinement, élaboré par les restaurateurs et validé par l'État. Un protocole que les restaurateurs sont prêts à revoir et à durcir si besoin : "Avant le deuxième confinement, nous avions mis au point un protocole sanitaire très strict dans nos établissements pour nous adapter aux recommandations du gouvernement, nous sommes bien sûr prêts à le revoir, l'adapter une fois encore", ajoute Bernard Marty. Et de conclure : "Mais il faut nous autoriser à rouvrir, c'est une question de survie".

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