Covid en Italie : le vaccin bientôt obligatoire ?

Par Laurent P. · Publié le 29 décembre 2020 à 16h58 · Mis à jour le 29 décembre 2020 à 16h59
Pour lutter efficacement contre la Covid, le vice-ministre de la Santé italien, Pierpaolo Sileri, a indiqué ce mardi 29 décembre que le gouvernement pourrait rendre la vaccination contre la Covid obligatoire. Une déclaration qui fait suite à celle de son ministre de tutelle Roberto Speranza qui annonçait mercredi 2 décembre, lors d'une allocution au Sénat que le vaccin serait gratuit pour tous les Italiens. Un vaccin qui sera d'abord réservé au personnel médical et aux personnes âgées, et qui pourrait être obligatoire en dernier recours, si la population se montre réticente.

Une bonne nouvelle pour nos amis transalpins, qui ont particulièrement souffert lors de la première vague de Covid. Le ministre de la Santé Roberto Speranza annonçait lors d'une allocution au Sénat, mercredi 2 décembre 2020, que le vaccin serait administré gratuitement aux Italiens. "Il ne sera pas obligatoire au début. Le gouvernement surveillera la progression de la campagne", a ainsi expliqué le ministre. Celui-ci sera administré en priorité aux personnes âgées, ainsi qu'au personnel médical.

Un vaccin qui en revanche, pourrait être rendu obligatoire, comme l'explique le vice-ministre de la Santé, Pierpaolo Sileri, ce mardi 29 décembre, lors d'une interview pour le quotidien La Stampa : "À l’heure où nous parlons, l’obligation de se vacciner n’est pas prévue. Mais si dans les prochains mois la campagne ne devait pas atteindre les deux tiers de la population, alors nous devrions prendre des mesures", explique-t-il. Et de poursuivre : "Parmi celles-ci, il y aura l’obligation. Mais la question ne se pose pas aujourd’hui. J’ai espoir qu’avec une vaste campagne d’éducation sur le vaccin la situation s’améliorera".

Concernant la campagne de vaccination, celle-ci devrait débuter au printemps 2021, le temps que l'Agence européenne du médicament annonce la mise en circulation ou non des produits, et le temps d'organiser une campagne massive. Du côté des commandes, les vaccins de Moderna et de Pfizer doivent être livrés pour le mois de janvier. À noter que d'autres contrats avec d'autres laboratoires ont déjà été signés, comme avec AstraZeneca, Sanofi ou encore Johnson & Johnson.

Après les personnes âgées et le personnel soignant, seront vaccinés les enseignants et le personnel éducatif, puis viendra les policiers, carabiniers et gardiens de prison. Le vaccin sera ensuite administré au reste de la population. "Nous voyons finalement la lumière au bout du tunnel", a par ailleurs indiqué Roberto Speranza. Et d'appeler les sénateurs à soutenir cette campagne de vaccination, à l'heure où les anti-vaccins prennent toujours plus d'ampleur : "Il n’y a pas de majorité de gouvernement ou d’opposition sur ce sujet, simplement des Italiens", a-t-il ainsi ajouté.

Et d'évoquer également les mesures prises pour les fêtes de fin d'année, avec une prolongation du couvre-feu déjà en place, ainsi que le système de couleurs quant aux risques de contamination. "Nous devons affronter les prochaines fêtes avec le plus grand sérieux se nous ne voulons pas de nouvelles fermetures en janvier et février […] Ne répétons pas durant les fêtes de Noël les mêmes légèretés que nous avons vues cet été", souligne également le ministre. Pour rappel, depuis le début de cette pandémie, l'Italie a subi un lourd tribut, avec plus de 57 000 morts.

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