"Beauvau de la sécurité" : les syndicats de police doivent donner leur accord avant le 10 janvier

Par Alexandre G. · Publié le 24 décembre 2020 à 16h08 · Mis à jour le 24 décembre 2020 à 16h08
Après les nombreuses polémiques autour de la controversé loi "sécurité globale" et la publication de vidéos "choquantes" de violences policières, le président de la République a précisé l'organisation dès janvier 2021 d'un "Beauvau de la Sécurité". Un évènement qui doit être "la première pierre de la grande loi de programmation de sécurité intérieure" selon Gérald Darmanin, réunissant syndicats de police, élus et citoyens. Le ministre de l'Intérieur souhaite que les syndicats de police décident de leur participation avant le 10 janvier 2021.

"Il y a urgence à agir". Dans un courrier adressé ce mardi 8 décembre 2020 à l'AFP, l'Élysée a annoncé ce mardi 8 décembre 2020 la tenue d'un "Beauvau de la Sécurité" sur une réforme globale de la police. Planifié à partir de la fin janvier, l'évènement réunira autour d'une même table citoyens, élus et représentants des forces de l'ordre, et se déroulera sur le même format que le précédent "Grenelle de l'environnement". 

Ce jeudi 24 décembre 2020, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin indique laisser jusqu'au 10 janvier 2021 pour que les syndicats de police, invités à la table des discussions, donnent une réponse sur leur participation. Deux d'entre eux, Alliance et Unsa, se sont déjà prononcés sur un boycott de la concertation, en protestation des propos tenus par le président Macron au cours de l'interview avec Brut.

Mais alors, quel est l'objectif du chef de l'État ? Cette réunion exceptionnelle, baptisée du nom de la place parisienne où se situe le ministère de l'Intérieur,  doit permettre d'améliorer les conditions d'exercice de la police, mais surtout consolider le lien de confiance avec les citoyens, mis à mal ces dernières semaines par les polémiques autour des violences policières et le vote de la controversée loi de "sécurité globale". Une grande concertation qui s'appuiera sur les sept axes de travail précisés par Gérald Darmanin à la fin novembre. 

Policiers et citoyens en colère 

En effet, depuis la présentation du projet de loi à l'Assemblée nationale mardi 17 novembre 2020, la colère des policiers et citoyens s'accentue. D'un côté, les syndicats de policiers ont exprimé leur "colère" suite aux propos sur le contrôle au faciès exprimés par le chef de l'État lors de l'interview à Brut. De l'autre, des collectifs de citoyens opposés au projet de loi "sécurité globale" pointent du doigt un texte "liberticide" et appellent à son retrait total. De plus, l'évacuation de migrants place de la République et la publication de vidéos montrant l'agression de Michel Zecler par des policiers ont été considérées comme "choquantes", autant par le président Macron que par ses concitoyens, rassemblés en nombre le samedi 28 novembre à Paris et dans toute la France

Pour toutes ces raisons, Emmanuel Macron "souhaite avancer rapidement et concrètement pour améliorer les conditions d'exercice du beau et indispensable métier qui consiste à garder la paix" explique-t-il dans le communiqué. C'est aussi dans le but de trouver des solutions qu'il enjoint le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à "recevoir dès que possible" les syndicats de policiers. Un rendez-vous est planifié au 18 décembre 2020. Aussi, le chef de l'État a promis qu'il "interviendrait personnellement" au "Beauvau de la Sécurité". 

Informations pratiques

Lieu

Place Beauvau
75008 Paris 8

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