Présidentielle 2022 : Zemmour en hausse, Le Pen recule et Macron se stabilise

Par Alexandre G. · Publié le 5 octobre 2021 à 11h37
À un peu plus de six mois de l'élection présidentielle, une récente enquête d'opinion attribue un gain de popularité assez conséquent pour Eric Zemmour. En revanche, Emmanuel Macron -presque toujours au même niveau dans les sondages- et Marine Le Pen devraient a priori se retrouver une nouvelle fois au second tour, malgré une baisse des intentions de vote pour la candidate du RN (-6%).

Que disent les sondages pour l'élection présidentielle de 2022 ? Emmanuel Macron stagne, Marine Le Pen chute. Et Zemmour surgit. Voilà ce qu'il faut retenir du dernier sondage Ifop-Fiducial* réalisé pour Le Figaro et LCI et publié ce mardi 5 octobre 2021. À environ six mois de l'élection présidentielle, le président de la République en exercice et la candidate du Rassemblement national restent en tête des intentions de vote selon l'enquête d'opinion de fin septembre.  

Dans le détail, Emmanuel Macron se maintient entre 24 et 27% des intentions de vote. Forcément, le chef de l'État peut voir dans ces bons sondages un retour positif du déconfinement progressif initié début mai en France, qui permet aux citoyens de retrouver un semblant de liberté. D'après Frédéric Dabi, directeur de l'Ifop contacté par Le Figaro, "on n'a pas vu ça depuis Mitterrand qui, à la rentrée 1987, était en tête avec des scores encore meilleurs", alors même que "tout bouge autour de (Macron), que ce soit l'offre électorale à gauche ou à droite". Seulement, "lui ne bouge que très peu", constate l'analyste. 

Aussi, le dernier sondage Ifop révèle surtout l'apparition soudaine d'un autre personnage politique, jusqu'alors hors des radars : Eric Zemmour. Alors que le polémiste était crédité de 7% des intentions de vote début septembre, l'enquête le positionne désormais entre 12 et 15%. "C'est une percée inédite à six mois du vote de la part de quelqu'un qui n'appartient pas au sérail politique et qui n'est toujours pas candidat", souligne le directeur au Figaro. "Cette pré-campagne est accélérée par le phénomène Zemmour, qui est bel et bine un phénomène et non une construction médiatique", explique-t-il.

Forcément, le jeu des vases communicants des sondages d'opinion fait aussi de nouvelles victimes. En pôle position des grands perdants de l'enquête Ifop-Fiducial, on retrouve la candidate du Rassemblement National, pour qui l'ascension du "Z" se traduit par une chute de 6 points dans les sondages d'opinion. Ainsi, celle qui avait le deuxième tour en 2017 "n'est pas en dynamique" selon le sondage, et passe en dessous de la barre symbolique des 20% d'intentions de vote. Pour l'heure, Marine Le Pen reste la principale concurrente d'Emmanuel Macron : les deux candidats devraient se retrouver au second tour, une nouvelle fois. 

*L'enquête Ifop-Fiducial pour Le Figaro et LCI a été réalisée sur un échantillon de 1008 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille, niveau d'éducation), après stratification par régions et catégories d'agglomération. 

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