La Ville de Paris bientôt mise sous tutelle à cause de sa dette de 7,2 milliards d'euros ?

Par Graziella L. · Photos par My B. · Publié le 11 décembre 2021 à 17h38
Au mois de septembre, Bercy dévoilait que Paris serait endetté à l'échelle de près de 7,2 milliards d'euros d'ici la fin de l'année 2021. Depuis, Rachida Dati et plusieurs associations ont réclamé une mise sous tutelle de la ville dirigée par Anne Hidalgo.

La Ville de Paris est de plus en plus endettée chaque année. D'après le ministère de l'Economie et des Finances, la dette de la capitale va atteindre 7,2 milliards d'euros à la fin de l'année 2021, équivalant à 3498 euros par habitant. Si cela ne cesse pas d'augmenter, la dette s'élèvera l'année prochaine à 7,7 milliards d'euros. Une situation qui inquiète notamment Rachida Dati et plusieurs associations, qui demandent une mise sous tutelle de la ville.

Lorsque la maire de Paris Anne Hidalgo a pris en main la gestion de la capitale, la dette s'élevait à "seulement" 4,18 milliards d'euros, en 2014. C'est près du double aujourd'hui. Si une dette est normale dans l'économie d'une mégalopole comme Paris, cette explosion n'est pas normale. En comparaison, en France, la dette se chiffre autour de 1,541 milliards d'euros à Marseille et 402 millions d'euros à Lyon. Paris dépense beaucoup plus pour ses habitants que les autres villes, mais c'est l'utilisation de cet argent qui est critiqué par les associations et l'opposition. 

Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris, avait notamment sonné l'alerte en demandant au gouvernement de mettre sous tutelle budgétaire la capitale. Aujourd'hui, ce sont plusieurs associations, dont l’Union parisienne, Rouler libre, le Comité Marais Paris, Sauvons notre Paris et le syndicat de VTC INV qui lancent une procédure, d'après Le Figaro. La cour régionale des comptes d’Île-de-France et le préfet de Paris, Marc Guillaume, ont d'ors et déjà été saisis.

Si Paris était mise sous tutelle, l'équipe municipale perdrait ses pouvoirs et devrait demander l'aval de l'autorité de tutelle pour toute prise de décision. Les associations dénoncent "une opacité de gestion" et portent la parole "d'habitants qui en ont assez de voir l'argent dilapidé", indique Claire-Amélie Pelosse, présidente de l’Union parisienne. "Notre démarche est une action pour la sauvegarde de Paris. Il y a une gestion calamiteuse sur le plan financier, mais aussi sur le plan patrimonial", insiste Me Patrick Tabet, l'avocat qui porte cette demande.

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