Vers une marche arrière sur la question des Zones à Faibles Émissions en France ? Ces dernières années, de nombreuses mesures ont été mises en place notamment à Paris et en région parisienne vis à vis de la circulation routière afin de limiter la place de la voiture dans la capitale et d'en réduire la pollution. Vignettes Crit'Air, piétonnisation des voies sur berge, vitesse limitée à 30km/h dans Paris et à 50km/h sur le périphérique, réduction des places de parking, voie dédiée au covoiturage et interdiction de la circulation dite de transit' dans le cœur de la capitale sont ainsi autant de restrictions qui ont été instaurées dans le but de réduire drastiquement la pollution de l'air.
Des mesures similaires ont été mises en place dans les quinze villes les plus polluées de France. Elles sont principalement motivées par la lutte contre le réchauffement climatique ainsi que par la question sanitaire au vu des effets néfastes de la pollution sur la santé. Des enjeux importants qui se confrontent à l'impact sur le quotidien de Français, notamment les plus précaires qui n'ont pas forcément les moyens de se changer de voiture au profit d'un modèle hybride ou électrique, ou de se passer d'un véhicule. La suppression des ZFE pourrait alors avoir pour effet direct la fin des vignettes Crit'Air et donc celle de l'interdiction de circulation des véhicule les plus polluants selon cette classification.
Ce mercredi 28 mai 2025, les députés de l'Assemblée Nationale ont voté en faveur de la suppression des ZFE dans le cadre d'un projet de loi de simplification de la vie économique. Cependant cela ne signifie pas que cette décision est actée puisqu'elle peut faire l'objet d'une censure de la part du Conseil Constitutionnel.















