La manifestation du samedi 24 octobre 2026 à Paris défile bien sur les boulevards des Maréchaux. Le tribunal administratif de Paris a rejeté ce samedi matin le recours de l'intersyndicale contre l'arrêté de la Préfecture de police. Le seul parcours autorisé relie donc la Porte d'Italie (13e) à la Porte de Vincennes (12e et 20e), avec un départ à 14h, loin du tracé Bastille–Nation (11e et 12e) négocié jeudi puis interdit vendredi soir.
Côté transports, la journée s'annonce compliquée. À la demande de la Préfecture de police, la RATP ferme 24 stations de métro dès 9h, des Champs-Élysées (8e) au Quartier latin (5e et 6e), en passant par le secteur de Daumesnil (12e). Les lignes 2, 6 et 12 sont en partie coupées, tout comme le tramway T3, qui ne circule plus sur une large partie des Maréchaux à partir de 10h. Quatorze lignes de bus sont aussi susceptibles d'être déviées vers midi.
Les organisations syndicales, étudiantes et lycéennes se rangent derrière ce tracé. "Nous irons porte d'Italie cet après-midi", a annoncé sur BFM-TV Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT, au nom de l'intersyndicale, rapporte Le Monde. Le parcours Bastille–Opéra souhaité par la coordination des gilets jaunes reste, lui, interdit. Selon l'arrêté préfectoral, le cortège peut défiler de 13h à 19h, en lisière de la capitale.
Une semaine après la journée du 17 octobre, marquée par une très forte mobilisation et de nombreuses violences, le gouvernement prépare un dispositif de sécurité "massif". Les grandes lignes sont connues : militaires Sentinelle en renfort, unités d'élite mobilisées, interdiction des cortèges jugés à risque et des effectifs supérieurs de 20 % à ceux du 17 octobre, selon le ministre délégué Jean-Didier Berger.
Ce jeudi, Emmanuel Macron a encore durci le ton. Les manifestations qui ne sont pas déclarées par des syndicats seront interdites partout où c'est possible, et le chef de l'État recommande de ne pas manifester du tout dans les prochains jours. Il a présidé ce vendredi matin un conseil de défense, avant de recevoir les organisations lycéennes à l'Élysée dans l'après-midi.
On fait le point sur le parcours, les transports et les lieux fermés ce samedi. Pour le contexte général, notre article acte II ce samedi 24 octobre, à quoi faut-il s'attendre ? fait le tour de la question.
La liste est tombée ce jeudi soir. Dans son bulletin d'information trafic, la RATP indique qu'à la demande de la Préfecture de police et pour des raisons de sécurité, de nombreuses stations fermeront samedi 24 octobre dès 9h. Voici le détail, ligne par ligne :
Manifestation du 24 octobre à Paris : la liste des stations de métro fermées ce samedi
Les Gilets jaunes et les étudiants appellent à de nouvelles manifestations et à un "acte II" ce 24 octobre 2026. La RATP annonce d'importantes perturbations dans les transports en commun parisiens et la fermeture de nombreuses stations. 9 lignes de métro sont concernées. Voici la liste de toutes les stations fermées ce 24 octobre à Paris. [Lire la suite]
Dans les stations fermées, les rames passent sans s'arrêter et les correspondances ne sont pas assurées. Prévoyez donc un autre point de changement si votre trajet passe habituellement par Concorde, Odéon ou Sèvres-Babylone.
Sur la ligne 2, la coupure entre Barbès-Rochechouart et Nation englobe celle déjà en place entre Barbès-Rochechouart et Père-Lachaise pour des travaux de rénovation. Sur la ligne 6, le trafic est interrompu entre Kléber et Charles de Gaulle-Étoile, et sur la ligne 12, aucun train ne circule entre Madeleine et Notre-Dame-des-Champs. La réouverture des stations se fera sur autorisation de la Préfecture de police, sans horaire annoncé.
La carte dessine surtout un périmètre de protection autour des Champs-Élysées et de l'Élysée (8e), de l'Assemblée nationale et des ministères (7e), du Sénat et du Quartier latin (5e et 6e). S'y ajoutent quatre stations de la ligne 6 dans le 12e (Dugommier, Daumesnil, Bel Air et Picpus), proches de l'axe Bastille–Nation finalement écarté. Les stations situées aux portes d'Italie et de Vincennes, aux deux extrémités du cortège, ne figurent pas dans la liste à ce stade. Vérifiez tout de même leur accès avant de partir, des fermetures pouvant être décidées en cours de journée à la demande de la préfecture.
Cette liste peut encore évoluer au fil de la journée. Avant de partir, jetez un œil à notre point info trafic métro et RER, mis à jour en continu.
Le tracé validé par la justice se lit aussi sur le plan du tramway, qui court justement le long des Maréchaux. Le T3a est interrompu entre Montsouris (14e) et Porte de Vincennes, et le T3b entre Porte de Montreuil (20e) et Porte de Vincennes, à partir de 10h et jusqu'au dimanche 25 octobre à 6h. Tout le détail figure dans notre liste des stations et lignes fermées.
Côté bus, la RATP signale 14 lignes susceptibles d'être déviées ou limitées vers midi : les 21, 24, 29, 46, 56, 57, 64, 67, 77, 86, 87, 109, 202 et 215. Les arrêts non desservis ne sont pas encore précisés. Avec un cortège sur les Maréchaux, d'autres lignes qui desservent les portes concernées méritent aussi un coup d'œil, comme les 47, 131, 184, 185, 186 et 193 à Porte d'Italie, les 77 et 87 à Porte de Charenton, les 46 et 201 à Porte Dorée ou les 86, 215 et 351 à Porte de Vincennes. On détaille tout dans notre article sur les bus déviés ce samedi.
Le soir, le bus 27 est aussi dévié dans le centre de Paris, de 22h30 à 3h, avec plusieurs arrêts non desservis entre Palais Royal et Pont Neuf. Pour vérifier votre trajet, le plus simple reste le calculateur d'Île-de-France Mobilités, en indiquant l'heure précise de votre déplacement.
Mieux vaut laisser la voiture au garage. Avec ce tracé, les boulevards des Maréchaux devraient être fermés à la circulation au passage du cortège, du boulevard Masséna (13e) au boulevard Soult (12e), via le pont National et le boulevard Poniatowski. Attendez-vous à des reports de trafic sur le boulevard périphérique tout proche et sur les grands axes qui rejoignent les portes d'Italie, d'Ivry, de Charenton, Dorée et de Vincennes.
Le secteur de la Porte d'Italie risque d'être saturé dès le début de l'après-midi, au moment du rassemblement. Les perturbations devraient ensuite glisser vers l'est au rythme du cortège, jusqu'à la Porte de Vincennes en fin de journée. Le stationnement risque aussi d'être interdit le long du tracé. Notre article circulation et stationnement fait le point sur les secteurs à éviter.
Le cortège s'élance de la Porte d'Italie à 14h. L'arrêté de la Préfecture de police autorise la manifestation de 13h à 19h, de la Porte d'Italie à la Porte de Vincennes, par les boulevards des Maréchaux, comme le détaille Le Parisien. Sur la carte, cela revient à longer la lisière sud-est de la capitale, par les boulevards Masséna, du Général-Jean-Simon, Poniatowski et Soult, à un jet de pierre du périphérique. Un long ruban de bitume, loin des places chargées d'histoire où les cortèges parisiens ont leurs habitudes.
Le cosecrétaire général de la CGT de Paris, Karl Ghazi, estimait vendredi auprès de l'AFP que ce nouveau tracé est "impossible à sécuriser". Dans leur communiqué de vendredi soir, les organisations disaient refuser "ce jeu dangereux" et annonçaient qu'elles iraient à Bastille. Elles ont changé de cap après la décision du juge, comme l'a appris franceinfo de source syndicale.
C'est le tribunal administratif de Paris qui a tranché. Saisi en référé par l'intersyndicale, qui rassemble la CGT et les organisations étudiantes comme la Fage, le juge a rejeté ce samedi matin la demande de suspension de l'arrêté. Contrairement au cortège de l'Interfac jeudi, dont l'interdiction avait été suspendue, les syndicats n'obtiennent donc pas gain de cause. La décision passe mal : l'Unef la dénonce fermement dans un communiqué, et la CGT y voit un "tour de force du gouvernement", selon L'Humanité.
Le rendez-vous est donc fixé Porte d'Italie à 14h, et non plus place de la Bastille. Pour s'y rendre, la ligne 7 du métro dessert la station Porte d'Italie, qui ne figure pas parmi les stations fermées à ce stade, tandis que le tramway T3a ne circule plus dans ce secteur. Prévoyez de l'avance : le carrefour risque d'être très chargé avant le départ.
Petit retour en arrière : la Préfecture de police avait donné son accord au parcours syndical Bastille–Nation à la mi-journée du jeudi 22 octobre. Les syndicats rappellent que ce tracé avait été arrêté après deux longues réunions consacrées à la sécurité du cortège, et dénoncent un revirement de dernière minute. Ce parcours est distinct des trois rassemblements statiques près de l'Élysée interdits par l'arrêté n°2026-01415.
Aux côtés des syndicats, les organisations de jeunesse (Fage, Union étudiante, Unef et Union syndicale lycéenne) font partie de l'intersyndicale qui a saisi le juge, et suivent désormais le tracé autorisé. Au niveau national, la CGT avait déjà appelé ses 600 000 adhérents à rejoindre pacifiquement les rassemblements du samedi.
Reste à savoir si les gilets jaunes suivront le mouvement jusqu'à la Porte d'Italie. Reste l'Interfac Île-de-France, associée à la déclaration Bastille–Opéra. Le collectif étudiant vient de marquer un point en justice : jeudi, le tribunal administratif de Paris a suspendu en urgence l'arrêté qui interdisait son cortège entre la Pitié-Salpêtrière (13e) et Bastille, rapporte l'AFP. Les étudiants ont donc pu défiler. Nous n'avons pas trouvé de consigne officielle de l'Interfac pour samedi à l'heure de cette mise à jour.
Pour samedi, la règle fixée jusqu'ici est simple : en dehors du cortège syndical déclaré par la CGT, toutes les autres manifestations sont interdites à Paris. Un arrêté de la Préfecture de police l’acte déjà. Il vise notamment le parcours Bastille–Opéra porté par les gilets jaunes et l’Interfac, et applique à Paris la ligne fixée jeudi par Emmanuel Macron, selon laquelle seuls les cortèges syndicaux peuvent défiler. Concrètement, rejoindre un rassemblement non déclaré samedi, même statique, expose à une verbalisation. Le tracé du cortège syndical, lui, est désormais fixé entre les portes d'Italie et de Vincennes.
Pas dans un cadre autorisé. L'appel syndical à se retrouver place de la Bastille est abandonné, et le tracé Bastille–Nation reste interdit. Sur BFM-TV, l'avocate de l'Unef prévient que les personnes qui se rendront sur le trajet initial s'exposent à une verbalisation.
L'Union syndicale lycéenne se range derrière l'intersyndicale tout en regrettant d'en arriver là. Son responsable fédéral, Philémon Jouglet Marcus, s'inquiète auprès du Monde de voir certains manifestants se rendre malgré tout à Bastille, au risque d'une répression policière et judiciaire. Si vous comptez défiler, le seul parcours sûr sur le plan légal reste celui des Maréchaux.
Leur position reste à préciser après la décision du juge. Après avoir d'abord refusé de signer le parcours Bastille-Nation, faute de mandat pour l'accepter, la Coordination des gilets jaunes a annoncé ce jeudi qu'elle se joindra à la manifestation déclarée par la CGT. Elle avait déjà confirmé sa présence place de la Bastille dès midi samedi.
Ce ralliement change la donne par rapport au 17 octobre, quand le grand défilé commun voulu par les organisateurs ne s'était jamais formé. Cette fois, syndicats et gilets jaunes comptent partir du même point pour suivre le même itinéraire, reste à savoir si la coordination, qui donnait rendez-vous à Bastille, rejoindra bien la Porte d'Italie. Sa co-porte-parole, Azelma Sigaux, annonce aussi sur franceinfo une réunion de la coordination samedi à Bastille, en début d'après-midi, pour décider de la suite du mouvement.
Benjamin Ball, coordinateur du mouvement et éditeur du site qui cartographie les actions, promet de son côté une journée d'ampleur où "tout le monde sera dans la rue" : lycéens, étudiants, syndicats, paysans, infirmières ou pompiers. Environ 340 actions sont recensées dans toute la France sur la carte des mobilisations.
Un point juridique pèse aussi dans la balance. À Paris, une manifestation doit être déclarée au moins trois jours francs avant la date, soit au plus tard le mardi soir pour un samedi, comme le rappelle un avocat pénaliste parisien. Envoyée mercredi, la déclaration des gilets jaunes arrivait déjà hors délai sur le papier.
Par l'arrêté n°2026-01415 du 22 octobre 2026, la Préfecture de police interdit trois rassemblements statiques déclarés au nom du Syndicat des Gilets jaunes, prévus au 35 avenue Gabriel, près du palais de l'Élysée, dans le 8e arrondissement. Les rendez-vous déclarés étaient fixés aux vendredi 23 et samedi 24 octobre à partir de 6h30, puis au dimanche 25 octobre à partir de 16h30.
Cet arrêté ne constitue pas une interdiction générale des manifestations à Paris pendant ces trois jours. Il vise uniquement les trois rassemblements ainsi déclarés près de l'Élysée. Il ne porte pas sur les parcours Bastille–Opéra ou Bastille–Nation : leur situation doit être distinguée de celle de ces rendez-vous statiques.
Ailleurs en France, la fermeté est parfois plus radicale. À Lyon, la préfecture du Rhône a interdit toute manifestation samedi. Marseille et Le Havre suivent la même ligne, sur toute la ville ou en centre-ville selon les cas. Dans les Bouches-du-Rhône, un arrêté publié jeudi soir interdit attroupements et manifestations revendicatives samedi de 7h à 22h, détaille franceinfo. Une ligne fixée par Laurent Nuñez, qui a demandé aux préfets d'interdire les manifestations revendicatives susceptibles de troubler l'ordre public.
Emmanuel Macron a confirmé cette doctrine ce jeudi, à l'issue d'un conseil de sécurité à l'Élysée suivi par Le Monde. Les demandes de manifestation déposées par des organisateurs qu'il juge sans légitimité seront interdites "partout où on le peut". Les demandes syndicales seront, elles, examinées par les préfets, avec des tracés alternatifs pour protéger centres-villes, commerces et bâtiments publics. C'est ce schéma que la préfecture applique à Paris, en repoussant le cortège sur les boulevards des Maréchaux, un choix validé ce samedi par le tribunal administratif.
Le conseil de défense annoncé dans la foulée s'est tenu ce vendredi 23 octobre au matin à l'Élysée. À l'heure de cette mise à jour, ses décisions n'ont pas encore été rendues publiques.
Cette doctrine est aussi contestée en justice. Jeudi soir, l'Association de défense des libertés constitutionnelles (Adelico) et le Syndicat de la magistrature ont saisi le Conseil d'État d'un référé-liberté, révèle franceinfo. Ils estiment qu'aucun texte ne permet au chef de l'État de réserver les cortèges aux seuls syndicats. Ce type de procédure se juge en principe sous 48 heures, donc potentiellement dès ce week-end.
Les lycéens seront eux aussi de la partie. Dans un communiqué publié mercredi 21 octobre, la Coordination nationale lycéenne appelle à descendre dans la ce samedi 24 octobre, aux côtés des étudiants, des apprentis, des alternants et des travailleurs. Elle dit soutenir toutes les suites possibles du mouvement, des manifestations aux blocages en passant par les occupations.
Ce texte a été adopté lors de sa deuxième réunion, tenue à Paris le 18 octobre. Plus de 100 lycéens mandatés par leurs assemblées générales y représentaient 27 villes, de Brest à Strasbourg et de Lille à Marseille, en plus des délégations d'Île-de-France.
Côté revendications, les lycéens réclament plus de moyens et de personnel, des classes limitées à 25 élèves, la suppression de Parcoursup et la fin des inégalités entre quartiers aisés et quartiers populaires. Ils appellent déjà à une journée nationale le mardi 3 novembre, se joignent à la grève du 5 novembre et prévoient une nouvelle réunion le jeudi 29 octobre.
Le gouvernement admet que le maintien de l'ordre a montré ses limites le week-end dernier. À l'Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a reconnu un dispositif "trop statique et pas assez mobile" lors de l'acte I.
Le ministère de l'Intérieur annonce donc une doctrine "plus axée sur la réactivité et la mobilité", capable d'aller chercher des petits groupes qui se déplacent vite. Laurent Nuñez, qui pilotera lui-même le dispositif samedi, a déjà détaillé trois mesures :
Les services de renseignement redoutent des groupes de casseurs très mobiles samedi, y compris issus de l'ultragauche. Attendez-vous donc à une présence policière et militaire très visible, bien au-delà du tracé du cortège.
Le précédent du 17 octobre rappelle aussi que le jour J peut réserver des surprises. La préfecture avait alors imposé un trajet de République à la place de Clichy (18e), comme nous l'expliquions dans notre article sur le parcours du 17 octobre. Des milliers de manifestants étaient restés bloqués de l'autre côté de République, et le grand défilé commun ne s'était jamais formé.
Le couvre-feu partiel à Paris court désormais jusqu'au lundi 26 octobre à 6h. Par l'arrêté n°2026-01407 du 22 octobre, la Préfecture de police interdit toute présence, pour les majeurs comme pour les mineurs, dans les secteurs de la place de la République et des Halles, chaque nuit de 23h à 6h. La mesure vaut donc aussi pour la nuit de samedi à dimanche. Les exceptions sont détaillées dans notre article peut-on rentrer chez soi ou travailler après 23h ?
En journée, les arrêtés pris ces derniers jours, comme celui de jeudi de 8h à 20h, interdisaient les rassemblements non déclarés dans plusieurs secteurs :
Bastille, point de départ du parcours négocié jeudi puis interdit vendredi, figure dans ce périmètre, tout comme République, que les gilets jaunes voulaient traverser. Le parcours Bastille–Opéra est, lui, bien interdit par arrêté. Gardez un œil sur le site de la Préfecture de police.
La Ville de Paris appelle elle aussi à la plus grande vigilance. Après les violences et pillages du week-end dernier, elle redoute de nouvelles dégradations commises par des casseurs sans lien avec le mouvement social.
Dès ce jeudi, la mairie retire de l'espace public le matériel qui pourrait servir à casser, comme les barrières et les éléments mobiles des chantiers. Elle demande aux habitants et aux commerçants de rentrer leurs poubelles, leurs vélos, leurs terrasses et leur mobilier extérieur dès samedi midi. Si vous garez votre vélo dans la rue près de Bastille, de Nation ou le long des Maréchaux, mieux vaut donc le mettre à l'abri.
Plus de 1 000 agents de la propreté seront mobilisés ce week-end, aux côtés d'équipes de médiation. Plusieurs événements prévus dans l'espace public sont aussi annulés, dont des animations de Mon Premier Festival, le festival de cinéma jeune public, dans Paris Centre. Avant de sortir en famille, pensez à vérifier que votre séance ou votre atelier est maintenu.
Côté commerces, la facture du week-end dernier reste lourde. Quelque 3 000 boutiques ont été dégradées ou pillées en France, et l'exécutif annonce des prêts à taux zéro accessibles dès vendredi ainsi qu'un étalement des charges. Plusieurs enseignes préfèrent donc ne prendre aucun risque samedi. Benjamin Ball, lui, appelle carrément les commerçants à fermer boutique pour venir manifester.
Premier grand nom à baisser le rideau : Apple. Les trois Apple Store de Paris, sur les Champs-Élysées (8e), à Opéra (9e) et au Marché Saint-Germain (6e), restent fermés toute la journée, comme quatre autres boutiques de centre-ville à Lille, Bordeaux, Strasbourg et Aix-en-Provence. Les magasins des centres commerciaux d'Île-de-France, comme Vélizy 2, Les Quatre Temps à La Défense ou Parly 2, restent ouverts, et les boutiques parisiennes rouvrent exceptionnellement le dimanche 25 octobre de 12h à 18h. On détaille tout dans notre article sur les Apple Store de Paris fermés samedi.
Apple n'est pas seul à jouer la prudence. Le DJI Store Paris, rue Soufflot (5e), a lui aussi annoncé sa fermeture. Le centre de simulateurs de course E-Motion Paris, rue Réaumur (2e), garde porte close samedi et dimanche. Côté nuit, le club 33 Foch (16e) ne rouvrira pas samedi soir. Et le Japan Fes Paris, marché nocturne prévu ce week-end au pied de l'Arc de Triomphe, est annulé. Prochain rendez-vous annoncé sur son site officiel : les 6 et 7 novembre, place Saint-Michel.
La culture aussi paie son tribut. Art Basel Paris, la grande foire d'art contemporain installée au Grand Palais (8e), ferme ses portes au public samedi 24 et dimanche 25 octobre. Prévue du 23 au 25 octobre avec plus de 200 galeries, elle ne sera finalement ouverte qu'un seul jour, ce vendredi, et fermera plus tôt que prévu, à 19h. Les organisateurs invoquent la sécurité des visiteurs, des exposants et des équipes. Le remboursement des billets du week-end n'est pas encore précisé.
Les grands musées nationaux suivent le mouvement. Le ministère de la Culture a annoncé jeudi soir la fermeture exceptionnelle du musée du Louvre (1er), du musée d'Orsay (7e) et du musée national Picasso (3e) ce samedi. Même son de cloche du côté du Grand Palais qui ferme toutes ses expos. Le ministère met en avant la sécurité des visiteurs et des agents, ainsi que la protection des œuvres. Côté Picasso, les détenteurs de billets seront contactés par mail pour un remboursement ou un échange. On fait le point dans nos articles sur les lieux qui ferment ce jour.
Manifestation du 24 octobre 2026 : les lieux exceptionnellement fermés ce samedi
Musées, boutiques, salons : plusieurs sites ont choisi de fermer leurs portes ce samedi 24 octobre 2026 en prévision de la manifestation prévue à Paris. [Lire la suite]
Ces décisions suivent un message clair de la Préfecture de police. Dans un courrier envoyé mercredi soir, le préfet Patrice Faure invite les commerçants parisiens à prendre leurs "précautions" en amont des prochaines manifestations lycéennes et contre la vie chère. Il leur recommande notamment de renforcer la sécurité de leurs établissements et d'adapter leurs horaires.
La préfecture va même plus loin dans ses conseils. Elle invite les commerçants à envisager un "recours à des agents privés accompagnés le cas échéant d'équipes cynophiles", autrement dit des vigiles avec chiens. Elle leur demande aussi de vérifier leurs alarmes et leurs systèmes de vidéoprotection.
Pour le reste, elle reprend les recommandations du ministère de l'Intérieur : fermer plus tôt, protéger les vitrines et ne laisser ni mobilier ni poubelles dans la rue le jour de la manifestation. Des consignes qui rejoignent celles de la Ville de Paris.
Aucun arrêté n'impose pour autant de fermeture : la décision revient à chaque commerçant. Les boutiques, cafés et restaurants situés autour de Bastille et le long des Maréchaux sont les plus exposés. Même si Opéra et République restent à l'écart des parcours, le souvenir du 17 octobre pourrait pousser certains commerçants de ces quartiers à rester prudents. Nous complétons la liste des fermetures dès qu'une nouvelle enseigne se manifeste.
Au moment où nous écrivons, les grands magasins du boulevard Haussmann n'ont pas annoncé de fermeture, et le site des Galeries Lafayette Haussmann affiche toujours ses horaires habituels pour samedi. En décembre 2018, lors de l'acte IV des gilets jaunes, Galeries Lafayette et Printemps avaient pourtant fermé leurs magasins parisiens par précaution, rappelle Europe 1.
Hors de Paris, la logique est différente. La carte de la coordination recense des rassemblements sur des ronds-points, devant des stations-service, des dépôts pétroliers, des gares ou des péages. La revendication centrale reste le blocage des prix à la pompe et le contrôle des marges des pétroliers.
Ces actions sont souvent courtes et mobiles, donc difficiles à anticiper. Si vous prenez la route samedi en Seine-et-Marne, dans les Yvelines, l'Essonne ou le Val-d'Oise, prévoyez une marge, surtout près des grands axes et des zones commerciales.
La source la plus fiable reste la Préfecture de police, qui publie ses arrêtés sur son site et sur ses réseaux : itinéraire validé, périmètres interdits et éventuelles nouvelles interdictions. Côté transports, la RATP annonce les fermetures de stations, et notre point info trafic métro et RER les reprend au fil de la journée.
Si vous habitez ou travaillez près des portes d'Italie et de Vincennes, ou le long des Maréchaux, gardez un œil sur ces sources tout au long de la journée. Et si vous préférez une journée loin des cortèges, nos idées de sorties ce samedi 24 octobre font la part belle aux expositions. Vérifiez simplement avant de partir, puisque le Louvre, Orsay, le Grand Palais et le musée Picasso restent fermés samedi. La suite du mouvement se jouera le 31 octobre avec un acte III, le 3 novembre avec la journée nationale lycéenne, puis lors de la grève intersyndicale du 5 novembre.
Nous mettrons à jour cet article au fil de la journée, notamment en cas de nouvelles fermetures de stations, de déviations de bus ou de réponse du Conseil d'État.
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