Coronavirus : les études clinique du vaccin contre le Covid-19 plus rapides que prévu ?

Par Cécile D. · Publié le 7 avril 2020 à 17h46 · Mis à jour le 8 avril 2020 à 14h47
Christophe Denfert, directeur scientifique de l'Institut Pasteur, était l'invité de France Info dimanche 5 avril. Il s'est montré très positif sur les recherches actuelles d'un vaccin contre le Coronavirus, expliquant que les études cliniques pourraient se dérouler plus vite que prévu.

Le directeur scientifique de l'Institut Pasteur, Christophe Denfert, était interviewer par la radio France Info dimanche 5 avril. Le directeur nous a fait part de l'avancée des travaux autour d'un vaccin contre le Coronavirus. Optimiste, Christophe Denfert estime que l'on pourrait mener des études cliniques sur l'Homme plus rapidement que prévu, au premier semestre 2021.

L'Institut Pasteur est actuellement en pleines recherches pour mettre au point un vaccin contre le Covid-19. Trois pistes sont étudiées, pour deux d'entres elles, les chercheurs sont « en train de tester l'efficacité de ces vaccins pour provoquer une réponse immunitaire chez l'animal ». A partir des données recueillies, l'efficacité du vaccin pourra être évaluée chez les animaux testés, puis les études cliniques sur l'Homme pourront commencer.

« On avait dit que ça serait très probablement à l'horizon de l'automne 2021. Il faut à peu près jusqu'à l'automne 2020 pour faire ces études pré-cliniques chez l'animal, et produire des lots cliniques, et puis ensuite environ un an d'études cliniques. Il est possible que ces études cliniques puissent aller un peu plus vite, que l'on puisse avoir des résultats qui permettraient de passer chez l'homme de façon un peu plus systématique dans le premier semestre de l'année 2021 », explique Christophe Denfert.

Selon les scientifiques, le Coronavirus pourrait être une épidémie saisonnière, comme la grippe. Si l'on doit se préparer à un retour du Covid-19 chaque année, un vaccin serait le meilleur moyen d'enrayer la maladie.

En attendant, les chercheurs planchent également sur des traitements pour les personnes malades. Là aussi, plusieurs approches sont envisagées, notamment à partir de molécules « qui ont déjà des autorisations de mise sur le marché ou pour lesquelles des données pré-cliniques ou cliniques existent ». Le but de ces études est de bloquer la réplication du virus.

La chloroquine est l'une des molécules envisagées. Pour le moment, aucun travail de recherche ne permet de valider son efficacité sur les humains. D'après le directeur scientifique, « il faut attendre les résultats des nombreuses études cliniques qui ont été lancées pour en évaluer l'efficacité avant de s'engager dans son utilisation ».

En revanche, une théorie donne de l'espoir aux chercheurs : un dérèglement de l'immunité serait l'un des facteurs favorisant la maladie Covid-19. L'une des études de l'Institut Pasteur tente de bloquer la réponse immunitaire, ce qui empêcherait le virus d'interagir et d'entrer dans nos cellules. Il y a encore beaucoup de travail mais il existe des pistes intéressantes pour les chercheurs du monde entier.

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