Coronavirus : des "résultats positifs" pour le traitement remdesivir/diltiazem selon l'Inserm

Par Laurent P. · Publié le 28 juillet 2020 à 11h56 · Mis à jour le 28 juillet 2020 à 17h38
Des chercheurs de l'Inserm, à Lyon, ont montré que l'association de deux médicaments, le remdesivir et le diltiazem, a donné des "résultats positifs" lors d'une phase pré-clinique. Un nouveau pas dans la découverte d'un traitement efficace contre le coronavirus.

La recherche d'un traitement contre le coronavirus s'intensifie ! L'Inserm, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, a annoncé lundi 27 juillet 2020 que l'association entre le remdesivir et un antihypertenseur, le diltiazem, pourraient apporter "un bénéfice significatif" dans le traitement de la Covid-19 chez les patients atteints. Des résultats encourageants publiés dans la revue scientifique Cell Reports Medicine par l'équipe Virpath, du Centre international de recherche en infectiologie, du CNRS, de l'Université Claude Bernard - Lyon 1 et de l'ENS Lyon, et rapportés dans un communiqué.

"Des premiers résultats positifs contre ce virus", indique ainsi l'Inserm, associé aux recherches. Pourquoi cette combinaison médicamenteuse ? Concernant le remdesivir, les essais cliniques à son sujet ont également donné des résultats concluants quant à son efficacité dans le traitement des patients Covid. Quant au diltiazem, il s'agit d'un antihypertenseur utilisé de manière générale comme traitement pour lutter contre les angines de poitrine. "En stimulant la réponse immunitaire innée des épithéliums [tissus] respiratoires, le diltiazem potentialise l’effet du remdesivir et offre l’opportunité d’en réduire les doses", explique ainsi l'Inserm. Un antihypertenseur qui favorise donc l'effet du remdesivir, pour renforcer son efficacité.

Un moyen également de limiter les doses de remdesivir qui "présente en effet une certaine toxicité in vivo en plus d’être un médicament très couteux", ajoute Manuel Rosa-Calatrava, directeur de recherche Inserm au laboratoire Virpath. Une étude qui n'a en revanche pas porté sur des patients : tous les tests ont été réalisés in vitro, "au plus proche de la physiologie humaine", comme l'explique le communiqué. "L’équipe poursuit ses essais précliniques avec cette bithérapie dans des modèles animaux et espère lancer un essai clinique dès l’hiver prochain si les résultats positifs se confirment", indique également l'Inserm.

Une bonne nouvelle, quoiqu'il en soit, et un pas de plus vers un traitement contre la Covid-19.

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