Coronavirus : de nouveaux tests de dépistage par le souffle sur le banc d'essai

Par Cécile D. · Publié le 7 septembre 2020 à 12h24 · Mis à jour le 7 septembre 2020 à 19h16
Moins invasifs, plus rapides, de nouveaux tests de dépistage du Covid-19 sont en cours d'expérimentation à Lyon. Les chercheurs du CNRS ont conçu un test indolore, qui n'est pas sans rappeler l'éthylotest : il suffit de souffler pour que l'appareil détecte des traces de la maladie dans l'air sorti de nos poumons.

Bientôt la fin des prises de sang et des longs coton-tiges enfoncés dans le nez ? A Lyon, des chercheurs du CNRS ont créé de nouveaux tests de dépistage du Coronavirus. Conçu comme un éthylotest, il suffit de souffler dans l'appareil pour que celui-ci détecte - ou non - la maladie dans l'air à la sortie de nos poumons. Plus précis, plus rapides, moins invasifs, ces tests de dépistages devraient faciliter le quotidien du personnel médical et celui des personnes testées.

Les chercheurs de Lyon utilisent déjà leur dispositif pour le mettre à l'épreuve sur le terrain. A l’hôpital de la Croix-Rousse, une machine de 250 kilos représente tous les espoirs des médecins. Attaché à cette grande machine, un tube dans lequel soufflent les patients. En quelques minutes, le verdict tombe : contaminé ou pas contaminé. L'air expiré est analysé et comparé en temps réel avec les marqueurs du Sars-Cov-2, la signature unique du virus. « Grâce à la combinaison de l'analyse et des outils statistiques, on est capables de dire si c'est un cas Covid ou non », explique Matthieu Riva, chargé de recherche au CNRS.

Cette nouvelle machine est encore en phase de test, mais les résultats sont plus que probants. En parallèle, les équipes médicales continuent d'effectuer des tests RT-PCR de façon systématique, afin de comparer les résultats et tester la fiabilité de cette méthode. D'après les chercheurs du CNRS qui mènent cette étude, la machine a un taux de réussite de 100%.

De tels résultats laissent espérer une utilisation étendue rapidement au grand public. « Imaginez qu'il faille tester 5 000 personnes, on pourra prendre dix de ces machines et le faire en moins d'une heure, avance Bruno Lina, virologue et membre du conseil scientifique. Et si on arrive à le miniaturiser, ce sera un dispositif utilisé dans les cabinets médicaux. » Les chercheurs discutent actuellement avec des partenaires industriels pour développer leur machine à grande échelle. D'ici la fin de l'année, nous pourrions voir un usage généralisé de cette machine, notamment dans les aéroports et les stades.

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