Covid : l'Italie reconfine et ferme de nouveau ses bars, restaurants et musées

Par Laurent P., Manon C. · Publié le 13 mars 2021 à 17h43 · Mis à jour le 13 mars 2021 à 17h44
Après avoir déconfiné en partie le pays fin janvier, l'Italie est contrainte de confiner de nouveau la majorité de ses régions dès le 15 mars 2021 en raison d'une nouvelle vague épidémique. Le pays vient également de dépasser la barre des 100 000 morts.

Alors qu'une menace de possible reconfinement plane encore dans l'esprit des Français, l'Italie a, quant à elle, décidé de passer à l'acte en reconfinant une majeure partie du pays dès lundi 15 mars 2021, en raison d'une troisième vague épidémique fulgurante. Une annonce faite par le ministre de la Santé italienRoberto Speranza, et qui voit ainsi le pays fermer de nouveau ses bars, cafés, restaurants et autres musées.

Pourtant, la vie commençait à reprendre son cours avec, fin janvier, un déconfinement dans plusieurs régions du pays. Ainsi, la quasi-totalité de la Botte passait, dès le 1er février, en niveau "jaune", à l'exception des Pouilles, de la Sardaigne, de l'Ombrie et de la Sicile qui restaient, quant à elles, en niveau "orange". 

L'indice de contagion du virus ayant baissé, le ministère de la Santé italien avait ainsi acté la réouverture, dans les régions jaunes, des bars et des restaurants jusqu'à 18h - avec une jauge de 4 personnes à table - mais aussi des musées en semaine, des magasins et des salons de coiffure. Le couvre-feu nocturne reste, en revanche, d'actualité, tout comme les déplacements entre régions, toujours interdits. Les Italiens des régions jaunes pouvaient néanmoins se déplacer à nouveau d'une commune à l'autre. 

Les régions orange devaient, quant à elles, patienter encore un peu afin que l'indice de contagion baisse également sur leurs territoires. 

Un déconfinement italien qui n’a pas fait l'unanimité parmi les médecins, experts et conseillers de santé du pays, bien au contraire. "L'Italie est à contre-courant" analysait ainsi Walter Ricciardi, expert italien en santé publique et conseiller du ministère de la Santé dans la gestion de la crise sanitaire. Mais "actuellement il est extrêmement difficile de proposer des mesures plus sévères en raison de la résistance des politiques et de l'opinion publique", expliquait-il. 

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