Covid : un tissu capable de détruire les virus testé dans les transports en commun parisiens

Par Cécile D. · Publié le 17 février 2021 à 16h04 · Mis à jour le 17 février 2021 à 17h16
Une PME française a mis au point un tissu anti micro-organismes et autonettoyant, capable de détruire les virus au contact de la lumière. Ce produit a été installé dans certains transports en commun de la région parisienne.

Depuis le début de la pandémie, les transports en commun rebutent ceux qui doivent les utiliser : entre la promiscuité et le nombre important de surfaces qui peuvent être contaminées, bus, métro ou tram peuvent vite devenir des nids à bactéries. Pour la promiscuité, ils ne peuvent rien. En revanche, concernant les surfaces contaminées, cette PME de Caluire-er-Cuire, dans le Rhône, a une solution.

L'entreprise française a inventé un tissu capable d'éliminer 99,99% des microbes et bactéries, y compris la Covid-19. La PME Trajet-Aunde a déjà pu installer son revêtement de sièges spécial dans des bus de la région parisienne, dans des rames de la ligne C du métro lyonnais, et même dans le métro de Sydney.

Interrogée par Le Figaro, l'entreprise explique qu'ils ont « mis au point ce tissu il y a cinq ans, au départ nous voulions juste un produit capable de s'auto-nettoyer ». Cette technologie fonctionne grâce à un minéral, présenté sous forme liquide, qui vient imbiber un velours. En présence d'UV naturels ou artificiels, cet élément s'active et crée un phénomène d'oxydation qui tue les molécules organiques en une minute seulement. « Nous avons fait des tests en interne et nous avons vu que cela marchait aussi pour tuer 99,99% des virus, microbes et bactéries. Un résultat qui a été confirmé par un laboratoire indépendant. »

Ce procédé permet également de tuer une partie des virus dans l'air ambiant qui entoure le tissu traité. « La surface revêtue du textile détruit les particules en suspension qui s'en approchent », affirme la PME.

Selon de récentes études, « le risque de transmission par des surfaces inanimées est très faible, et seulement dans les cas où une personne infectée tousse ou éternue à la surface et que quelqu'un d'autre touche cette surface peu de temps après (une à deux heures après) », explique Emanuel Goldman, professeur de microbiologie contacté par Le Figaro. Néanmoins, ce tissu innovant pourrait être installé sur une grande partie du réseau des transports publics, afin de rassurer les voyageurs et les encourager à revenir.

« Pour cela il est nécessaire de les rassurer et cela ne peut se faire qu'avec des solutions qui s'inscrivent dans la durée », prévoit Île-de-France Mobilités. L'entreprise a donc choisi d'équiper sept bus parcourant le territoire Mantois à l'été 2020, en guise de test. Plus que les qualités antibactériennes, le tissu doit démontrer des capacités hydrophobes ainsi qu'une résistance aux lacérations afin de résister à des usages quotidiens plus ou moins respectueux.

Île-de-France Mobilités devrait transmettre les résultats de ce test en mai 2021. Au second semestre de l'année, d'autres expérimentations seront menées avec des tissus vendus par des entreprises autrichienne (Kneitz) et suisse (Lantal). 

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