Covid : "Le pic des contaminations devrait arriver d'ici une dizaine de jours", estime Alain Fischer

Par Cécile D., Graziella L. · Publié le 7 janvier 2022 à 12h13
En décembre dernier, l'épidémiologiste Arnaud Fontanet évoquait un nombre de cas de contaminations en hausse, qui devrait atteindre son pic "mi-janvier". Une tendance validée par Alain Fischer ce 7 janvier 2022, qui estime que le pic de la vague devrait arriver d'ici "une dizaine de jours".

Alors que le ministre de la Santé annonçait le pic de la cinquième vague de Covid-19 mi-décembre, l'épidémiologiste Arnaud Fontanet le situe plutôt « mi-janvier ». Interrogé par le Journal du Dimanche le 1er janvier 2022, il ajoute que « le pic hospitalier pourrait avoir lieu une semaine plus tard et que l'Ile-de-France sera la première touchée ». L'épidémiologiste compte sur la distanciation et le télétravail pour passer ce pic, qui devrait être « d'une durée limitée », Omicron étant moins grave que le variant Delta.

Invité ce vendredi 7 janvier 2022 sur LCI, le "Monsieur vaccin" du gouvernement, Alain Fischer, confirme les hypothèses de son confrère. S'appuyant sur les travaux de Simon Cauchemez, membre du Conseil de Sécurité, Alain Fischer affirme que « le pic des contaminations devrait arriver d'ici à une dizaine de jours, voilà à peu près l'ordre de grandeur temporelle. » On espère donc que le nombre de contamination descende peu à peu à partir du 17 janvier environ, soulageant ainsi la pression sur les services hospitaliers et les pharmacies, débordées par les demandes de tests de dépistage.

Tout le pays n'avance pas à la même vitesse dans cette épidémie : certaines régions pourraient atteindre le pic avant les autres. « Il y a des disparités. Paris est au-delà, par exemple », souligne Alain Fischer, en mentionnant l'impact d'Omicron sur les chiffres des contaminations.

Extrêmement contagieux, Omicron a multiplié les cas en France, battant des records : on a recensé 335 000 nouveaux cas en une journée mercredi 5 janvier, un seuil inquiétant. Le variant Omicron a submergé l'Europe et la France, faisant ainsi repartir la cinquième vague de plus belle et devenant majoritaire dans de nombreux pays, dont la France. Les experts voient tout de même une lueur d'espoir dans cette situation.

Pour Arnaud Fontanet, ce Covid a des chances de rejoindre à terme « les autres coronavirus saisonniers humains qui nous donnent des rhumes et des angines chaque hiver ». Il estime que les variants du Covid-19 donneront de moins en moins de formes sévères et que les nouveaux vaccins et traitements pourraient permettre de rendre les prochaines vagues « moins douloureuses ». Là encore, Alain Fischer abonde dans ce sens : « Ce nouveau variant provoque des infections moins graves, avec moins de risques. Peut-être qu'on est au début d'une évolution déjà connue pour d'autres virus respiratoires, c'est-à-dire une atténuation progressive du virus, comme un rhume chaque hiver ? », s'interroge-t-il au micro de LCI.

Si l'idée d'une fin proche de l'épidémie commence à faire son chemin, il n'est pas pour autant question de relâcher les efforts dans la lutte contre le coronavirus. Pour essayer d'endiguer la progression du variant, le gouvernement a pris de nouvelles mesures avant les fêtes, avec un retour de l'obligation du masque en extérieur, l'interdiction de manger ou de boire dans les transports en commun ou encore de consommer debout.

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