Paris 2024 : le volley et la natation s'éloignent de la Seine-Saint-Denis

Par Alexandre G. · Publié le 16 septembre 2020 à 14h11 · Mis à jour le 16 septembre 2020 à 14h11
Les membres du comité d'organisation de Paris 2024 se sont réunis mardi 15 septembre 2020 afin d'évoquer la nouvelle carte des sites accueillant les épreuves olympiques. S'ils n'ont pas encore rendu leur verdict définitif, les installations éphémères prévues en Seine-Saint-Denis semblent être des cibles de choix pour réaliser les économies nécessaires au projet.

Les sites olympiques temporaires de Seine-Saint-Denis ne devraient pas voir le jour d'ici 2024. C'est en tout cas ce qu'il faut retenir de la dernière réunion entre les membres du Comité d'organisation de Paris 2024 (Cojo), organisée mardi 15 septembre 2020. Pour réaliser les 400 millions d'euros d'économies annoncés par le Cojo, les installations éphémères qui devaient voir le jour dans le 93 ont été désignées comme premières victimes collatérales. 

Depuis la crise du coronavirus, qui aura d'abord engendré un report des JO de Tokyo à l'été 2021Paris 2024 se doit de faire des coupes dans ses dépenses, vertigineuses. Ainsi, le Cojo se livre à un jeu des chaises musicales entre les différents sites olympiques : les épreuves d'escalade sont planifiées au Bourget plutôt qu'à la Concorde, la boxe au Parc des expositions de la Porte de Versailles plutôt qu'à Roland Garros, la gymnastique à Bercy plutôt qu'à Paris-La Défense Arena, ou encore le Stade de France préféré au Stade Jean Bouin pour les épreuves de rugby. Autant de changements qui n'ont pas encore été acté, mais qui semblent se préciser. 

Dans la nouvelle carte des sites olympiques, deux changements majeurs devraient bien avoir lieu. D'abord, c'est le stade nautique de Saint-Denis qui est pointé du doigt. Le site provisoire, qui doit accueillir les épreuves de natation et la finale du water-polo, ne verra sans doute pas le jour en Seine-Saint-Denis, en face du futur centre aquatique à bâtir. Même refrain pour le site du Bourget prévu pour le tournoi de volley. Une manière pour le Cojo d'économiser  60 millions d'euros avec le stade aquatique, et 55 millions d'euros avec le volley. Deux sites pour deux disciplines olympiques, qui s'échapperaient ainsi de l'épicentre olympique installé dans le département 93. 

Pour l'heure, trois sports collectifs n'ont encore pas trouvé de lieu définitif : le volley, le basket, et le handball. Le Cojo hésite encore entre le stade Pierre-Mauroy de Lille, le Central de Roland-Garros, et le Parc des expositions afin d'accueillir chacune de ces trois sports. A priori, le Cojo se laisse jusqu'à la fin de l'année pour délibérer sur la nouvelle carte des sites olympiques, et devrait donner un autre avis important lors de la prochaine réunion du comité exécutif, prévue le 30 septembre. Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, entend bien que "la Seine-Saint-Denis s'y retrouve" comme il l'a précisé lors de la réunion. 

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