Covid : 430 clubs et discothèques "ont déjà mis la clé sous la porte", selon un syndicat du secteur

Par Caroline J. · Publié le 25 janvier 2021 à 15h02 · Mis à jour le 25 janvier 2021 à 15h06
En raison de le crise du Coronavirus, les clubs, discothèques et autres lieux festifs sont fermés au public depuis le mois de mars 2020. Pour l’heure, aucune date de réouverture n’a été annoncée par le gouvernement et leur situation s’aggrave de jour en jour. Dans un entretien pour France Info, Patrick Malvaës, président du syndicat national des discothèques, indique que "430 établissements ont déjà mis la clé sous la porte".

Quand les établissements de nuit seront-ils autorisés à rouvrir au public ? Pour l’heure, personne ne le sait. Malgré des manifestations, des tribunes et des pétitions, les clubs, discothèques et lieux festifs sont toujours à l’arrêt depuis le mois de mars 2020 en raison du Covid-19. Et la situation s'empire de jour en jour. C’est ce qu’a indiqué Patrick Malvaës, président du Syndicat National des Discothèques et Lieux de Loisirs, dans un entretien pour France Info le 24 janvier. Selon lui, "430 établissements ont déjà mis la clé sous la porte", et "un tiers des boîtes de nuit françaises ne rouvriront pas après la crise.

Si pour 200 de ces établissements, il s’agit de fermetures judiciaires, le reste concerne des fermetures volontaires. « Dans les fermetures volontaires, beaucoup attendent la fin des aides, de voir comment ça tourne, parce que les factures commencent à tomber, à s'alourdir sacrément. Vous avez des comptes annuels, des assurances annuelles. Vous avez plusieurs charges annuelles qui commencent à se profiler » explique Patrick Malvaës.

Pour autant, le président du Syndicat National des Discothèques et Lieux de Loisirs ne plaide pas en faveur d’une réouverture. « Je suis parfaitement conscient qu'il y a un risque sanitaire majeur, que les mesures actuellement proposées, même par le biais de protocoles sanitaires, sont des mesures insuffisantes et inopérantes » indique-t-il, avant de poursuivre : « de toute façon, le protocole nous soumettrait à de telles contraintes que l'établissement ne pourra pas redémarrer. Pour toutes ces raisons, pour moi, il est hors de question d'envisager une réouverture dans ces conditions ».

Alors, Patrick Malvaës propose une alternative. « La seule reconversion qui serait possible, et je ne fais pas de l'humour, ce serait de nous transformer en centre de vaccination, et ça, on y est tout à fait prêt, mais il faudrait encore qu'on nous sollicite » confie-t-il.

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