« Sauvons la fête, agissons ! » : une tribune et une pétition pour un été festif et responsable

Par Caroline J. · Publié le 26 juin 2020 à 09h42 · Mis à jour le 28 juin 2020 à 18h51
Le monde de la nuit et de la fête est à l’arrêt total depuis le mois de mars. Alors que de nombreux secteurs ont pu reprendre leur activité, les clubs, discothèques et autres lieux festifs sont toujours confinés et fermés au public, menaçant considérablement leur survie. Face à cette situation qui devient urgente, David Asko et Christophe Vix-Gras, deux acteurs du monde de la nuit et de la fête, publient ce 26 juin 2020 une tribune pour sauver le milieu de la nuit et de la fête au plus vite.

Alors que la vie a repris son cours dans la plupart des secteurs, celui du monde de la fête et de la vie nocturne continue de souffrir. Grands oubliés de la crise du coronavirus, les clubs, discothèques et autres lieux festifs sont encore contraints de laisser leurs portes fermées, au moins jusqu’au mois de septembre.

Face à cette situation intenable et à une demande pressante des publics et de l’État pour “un été apprenant et culturel”, David Asko (TBM / Techno Body Music) et Christophe Vix-Gras (Rosa Bonheur, Atelier des Jardiniers, Paris Diversité) publient ce vendredi 26 juin 2020 une tribune. À travers cette tribune, intitulée “Sauvons la Fête, agissons !”, ils demandent un plan de relance pour le secteur de la nuit et de la fête, qui doit rouvrir au plus tard le 11 juillet, date qui marquera la fin de l'état d'urgence sanitaire en France.

Un été festif et responsable pour sauver le lien social et la fête

Pour cela, David Asko et Christophe Vix-Gras souhaitent mettre en place un été festif et responsable en proposant une approche pragmatique et bienveillante, collective et de réduction des risques. Rappelant que « la fête est un écosystème pluriel, avec des producteurs, des artistes, des organisateurs de spectacles & de soirées, des festivals, des exploitants de lieux, des discothèques, des bars d’ambiance, etc. sans oublier tous les prestataires », ils réclament des événements de plein air « pour sauver le lien social et la fête ».

« Nous appelons à la création d'un cadre de travail avec l'État et collectivités territoriales pour organiser des événements de plein air dans les territoires, mettre en avant leurs atouts culturels et touristiques dans un environnement sécurisé. Un pôle de coordination national, sous l’autorité des ministères compétents, mettra au cœur de ses actions la nécessité de protéger l'écosystème des acteurs culturels français » détaillent-ils dans cette tribune. « Il est urgent d'accélérer le retour du lien social indispensable à la vie des Français-e-s désireux de profiter de l’été, dès le 11 juillet » rajoutent-ils. « D’un point de vue pratique, nous recommandons comme mode opératoire le système de coréalisation […] De plus, la gestion des publics et le risque éventuel de clusters locaux, peuvent être gérés par le choix de billetterie nominative ».

Un soutien aux exploitants

Les deux acteurs vont encore plus loin en énumérant de possibles aides pour les exploitants. « Le Comité de Filière Nuit des lieux musicaux festifs & de vie auprès du Secrétaire d'État au Tourisme propose des mesures adaptées à la plupart des exploitants de lieux festifs. Celles-ci offrent la possibilité de la réouverture des établissements au 11 juillet pour les catégories 5 à 2 incluses avec une jauge réduite de 30%, avec un fonds sectoriel de compensation, la sollicitation officielle des bailleurs pour une franchise, le principe de crédit d'impôt notamment pour les bailleurs, le maintien du dispositif de chômage partiel jusqu'en décembre 2021, des aides exceptionnelles pour les ERP de type L et P et N debout (fond de compensation), l'annulation des charges des concessionnaires publics du 15 mars 2020 jusqu'à la fin de l'année, l'exonération de 100 % des charges sociales sur les personnels repris en activité partielle, et la possibilité de convertir les PGE en quasi fonds propres, aux choix du bénéficiaire, si son activité n'est pas en capacité de garantir un remboursement des échéances » détaillent David Asko et Christophe Vix-Gras.

Un soutien aux artistes

Les différents acteurs de la nuit et de la fête à l’origine de cette tribune expliquent aussi la nécessité de soutenir de toute urgence les artistes. « Les artistes liés à la Fête et la Nuit n’ont pas de vrai statut […] La situation des artistes liés à notre secteur est catastrophique. L'ouverture partielle des établissements festifs selon le protocole temporaire et le développement sur tout le territoire de fêtes de plein air peuvent être un moyen de pallier une absence totale de revenus pour les artistes ».

Face à cette situation, ils proposent donc une « mise en valeur de la scène française dans sa diversité esthétique et ses particularismes régionaux ».

Enfin, ils réclament la création d’un Observatoire de la filière parce qu’actuellement, « les acteurs de la filière sont dispersés selon leurs styles mais aussi leurs relations aux autorités, aux médias… ».

Retrouvez l’ensemble de cette tribune ici. Notez que cette tribune est le fruit du travail initié par David Asko (TBM / Techno Body Music) et Christophe Vix-Gras (Rosa Bonheur, Atelier des Jardiniers, Paris Diversité). Elle a été co-dirigée par Renaud Barillet, Aurélien Dubois, Fabrice Gadeau, Michel Mau, Grégory Pereira, Michel Pilot, Samuel Raymond et Frantz Steinbach.

Par ici pour signer et partager la pétition “Sauvons la Fête, agissons !”.

Parmi les premiers signataires, on retrouve Bob Sinclar, Laurent Queige, directeur général du Welcome City Lab, Frédéric Hocquard, adjoint à la Maire de Paris en charge de la Nuit, Aurélien Dubois du CSLMF, ou encore David Leblanc de Allo Floride.

Informations pratiques

Site officiel
www.change.org

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