Coronavirus: jauge réduite dans les universités, une différence avec les lycées selon Blanquer

Par Laurent P., Caroline J. · Publié le 6 octobre 2020 à 10h10 · Mis à jour le 6 octobre 2020 à 10h53
Alors que Paris et la petite couronne sont placées en zone d’alerte maximale depuis le 4 octobre au soir, en raison de l'évolution inquiétante des cas de coronavirus, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a fait le point mardi 6 octobre 2020 sur la réduction de la jauge d'accueil des étudiants dans les universités et sur la polémique qui en a découlé concernant les collèges et lycées, pas logés à la même enseigne.

Une polémique qui continue de prendre de l'ampleur... Après avoir annoncé que la jauge d'accueil dans les universités était réduite de moitié pour lutter contre la propagation du coronavirus, décision qui a suscité de vives réactions chez les lycéens, leurs établissements n'étant pas concernés par ces mesures, Jean-Michel Blanquer a tenu à les rassurer en faisant le point sur ces mesures ce mardi 6 octobre 2020 chez nos confrères de France 2.

Et d'expliquer que les situations ne sont pas les mêmes dans les deux types d'établissements : "On constate des choses très différentes à l’université et au lycée. Le plus important, c’est ce qui se passe en dehors de l’établissement, et il se trouve que la vie étudiante a été plus contaminante", a-t-il indiqué. Et de poursuivre : "toutes les hypothèses sont prévues". Parmi celles-ci, donc, la réduction de la jauge d'accueil des collèges et lycées, si la situation sanitaire l'exige.

"Nous avons un protocole sanitaire qui a trois éventualités. Depuis le début de l’année, nous sommes dans l’éventualité 1, qui nous a permis d’avoir tous les élèves en classe, mais l’hypothèse 2 conduit à faire ce que l’université a fait, avoir un élève sur deux. Il faut vraiment distinguer le cas des universités et celui des établissements scolaires", souligne ainsi le ministre de l'Éducation nationale.

Pour rappel, le 4 octobre au soir, Matignon faisait plusieurs annonces à l’AFP alors que le nombre de nouveaux cas de Covid-19 continuait d’augmenter dans certaines zones. C’est ainsi le cas à Paris et sa petite couronne (les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne), désormais classées en alerte maximale, tout comme la métropole d’Aix-Marseille et la Guadeloupe. Des annonces accompagnées de plusieurs nouvelles mesures de restriction, dont la fermeture totale des bars à Paris et petite couronne, la possibilité pour les restaurants de rester ouverts dans ces zones, mais avec la mise en place d’un protocole sanitaire renforcé, ou encore la réduction de la capacité d'accueil de moitié dans les salles ou amphithéâtres des universités, grandes écoles et instituts de formation des villes de Paris et Marseille notamment.

On rappelle également que les données de Santé publique France indiquaient récemment que les écoles et les universités restent les principaux foyers de contamination actifs en France. 

Le 30 septembre dernier, Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, avait en pourtant assuré sur Europe 1 qu'il n'y aurait "pas de fermeture généralisée des universités". Le 4 octobre sur RTL, la maire de Paris Anne Hidalgo évoquait la situation catastrophique dans les facs. “La situation dans les facs est aujourd’hui catastrophique. Les jeunes sont entassés dans les amphis parce qu’on n’a pas anticipé l’augmentation du nombre d’étudiants”, expliquait l’élue socialiste, tout en s’opposant à leur fermeture et en appelant à renforcer l’enseignement à distance.

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