Deuxième journée de galère sur les rails. Un incendie s'est déclaré aux abords des voies de la ligne à grande vitesse Sud-Est, près de Sens, dans l'Yonne (89), entraînant l'interruption des circulations entre Paris et Tonnerre dans les deux sens. Les trains sont détournés entre Paris et Vergigny, et SNCF Voyageurs annonce des retards pouvant aller jusqu'à 3 heures et 40 minutes. À Paris, la gare de Lyon encaisse une nouvelle fois le choc, avec des retards importants affichés au départ comme à l'arrivée.
SNCF Réseau évoque un petit incendie dans une zone herbeuse le long de la voie. Rien de spectaculaire sur le papier, mais il suffit de quelques mètres de végétation en feu à proximité des caténaires pour que tout un axe se fige. Les pompiers sont sur place.
Sur une ligne à grande vitesse, la coupure n'est jamais chirurgicale. Les rames doivent basculer sur la ligne classique, plus lente et déjà occupée par d'autres circulations. C'est cette bascule, davantage que le feu lui-même, qui fabrique les retards en cascade que vous voyez s'empiler sur les écrans.
Plusieurs trains au départ et à l'arrivée de la gare de Lyon affichent déjà d'importants retards. Trenitalia, qui relie Paris à Lyon et Marseille en grande vitesse, prévient de son côté que certains de ses trains accusent 45 minutes de retard. La compagnie confirme l'emprunt d'un itinéraire alternatif via la ligne classique, avec des temps de parcours rallongés.
Concrètement, si vous partez vers Lyon, Marseille, Montpellier ou la Bourgogne dans les prochaines heures, il faut partir du principe que l'horaire affiché sur votre billet est indicatif. Mieux vaut vérifier son train avant de rejoindre la gare, sur SNCF Connect, plutôt que d'aller patienter sur le parvis brûlant.
Cette coupure intervient au lendemain d'un scénario presque identique. Dimanche 12 juillet 2026, un incendie de végétation en Seine-et-Marne(77), du côté des Écrennes et du Châtelet-en-Brie, avait déjà paralysé la LGV Sud-Est une bonne partie de l'après-midi et de la soirée. Les TGV venus de Lyon, Marseille, Montpellier, Milan et de Suisse étaient arrivés avec des retards dépassant les six heures pour certains, en plein deuxième week-end de départs en vacances.
Le plan Pégase avait alors été déclenché pour éviter l'engorgement des gares parisiennes à l'arrivée des trains tardifs. Le trafic était revenu à la normale lundi matin. Pour quelques heures seulement, donc.
Ces deux épisodes ne tombent pas du ciel. L'Île-de-France et les départements voisins traversent un épisode de canicule intense, sur des sols desséchés où la moindre étincelle prend. Au même moment, la forêt de Fontainebleau brûle sur plusieurs centaines d'hectares, l'A6 est coupée et des habitants ont été évacués. Les abords des voies ferrées, avec leur bande herbeuse et leur ballast surchauffé, font partie des zones les plus exposées.
Autant dire que la vigilance reste de mise ces prochains jours sur l'axe Paris - Sud-Est. Pour suivre l'évolution en temps réel, le mieux reste de consulter les informations trafic de SNCF Connect et les comptes officiels de la SNCF, et de garder en tête que les indemnisations Garantie Ponctualité s'appliquent au-delà de 30 minutes de retard sur les TGV InOui.















