Coronavirus : un arrêt simplifié pour les personnes «à risque»

Par Caroline J. · Publié le 19 mars 2020 à 12h22 · Mis à jour le 19 mars 2020 à 13h19
Le gouvernement poursuit l'annonce de mesures dans sa lutte contre l’épidémie de coronavirus. Le ministère de la Santé annonce mettre en place un arrêt simplifié pour les personnes « à risque ».

A ce jour, selon le dernier bilan communiqué par les autorités sanitaires, 9134 personnes sont contaminées en France par le COVID-19 et 264 sont décédées (89 supplémentaires en 24h). Les hôpitaux accueillent désormais 3626 patients dont 931 sont en réanimation. Parmi les cas les plus graves, la moitié ont moins de 60 ans, a insisté le directeur général de la Santé.

Pour tenter de freiner la propagation de coronavirus dans le pays, le gouvernement a annoncé la mise en place d’une procédure d'arrêt de travail simplifiée pour les personnes considérées comme « à risque » face au coronavirus.

Face à la propagation du COVID-19, « il est dorénavant demandé aux personnes vulnérables considérées comme 'à risque' (...) de limiter au maximum leurs déplacements et leurs contacts », a expliqué le ministère de la Santé dans un communiqué publié le 18 au soir. « Pour ces personnes, et en l'absence de solution de télétravail, le gouvernement ouvre la possibilité de bénéficier d'un arrêt de travail », comme c'est déjà le cas pour les parents qui doivent garder leur enfant.

Les personnes considérées comme «à risque» par le Haut conseil de la santé publique (HCSP) sont les patients souffrant notamment d'insuffisance respiratoire chronique, d'insuffisance rénale, de diabète et d'antécédents cardiovasculaires. Le ministère de la Santé précise que sont également concernées les femmes enceintes. 

Alors, comment faire pour bénéficier de cet arrêt simplifié si vous faites partie des personnes à risques ? Il faut s'enregistrer sur le site declare.ameli.fr, ouvert depuis mercredi. L'arrêt sera établi automatiquement si votre état de santé justifie une mesure de confinement au titre des recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique. Le Ministère précise toutefois que, si nécessaire, « le service médical de la caisse prendra contact avec la personne pour vérifier sa situation ».

« Sur la base de cet arrêt de travail, le salarié sera indemnisé dès le 1er jour d'arrêt dans les mêmes conditions que pour un arrêt maladie par l'assurance maladie et percevra, le cas échéant, un complément employeur », précise le ministère avant d’ajouter que cette procédure est ouverte à tous les assurés, quel que soit leur régime d'affiliation.

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