Coronavirus : feu vert pour les tests de dépistage salivaires dans les écoles

Par Rizhlaine F. · Publié le 13 février 2021 à 11h32 · Mis à jour le 13 février 2021 à 13h30
La Haute Autorité de santé a jugé acceptable la sensibilité des tests de dépistage RT-PCR, qui analysent la salive. Ces tests moins intrusifs devraient être déployés en France d'ici la rentrée scolaire, notamment pour permettre des prélèvements au sein des écoles pour faciliter les dépistages des plus jeunes.

Les tests salivaires pourraient-ils être employés en France au retour des vacances de février ? C'est ce qu'espère Olivier Véran. Lors de la conférence de presse du 4 février 2021, le ministre de la santé a indiqué que l'exécutif souhaitait pouvoir déployer l'utilisation de cette méthode de dépistage dans les écoles afin de faciliter la démarche pour les enfants.

 «Au retour des vacances, nous espérons réaliser plusieurs centaines de milliers de tests par prélèvement salivaire» avait alors indiqué Olivier Véran, avançant l'intérêt d'avoir recours à cette méthode moins intrusive pour les plus jeunes. Ce jeudi 11 février 2021, la Haute Autorité de Santé a rendu un verdict favorable, permettant ainsi l'utilisation des tests salivaires au sein des écoles, comme escompté.

Pour rappel, les tests salivaires pour détecter le coronavirus sont autorisés depuis le 18 septembre 2020, mais n'étaient jusque là pas encore employés en France. La Haute Autorité de santé, dans un avis rendu public, indiquait que seules les personnes présentant des symptômes pouvaient être testées de cette façon. L'objectif de la mise en place de ces tests salivaires : « faciliter les prélèvements », « réduire les risques de contamination du personnel soignant » et « être moins désagréables pour les patients », comme l'explique la HAS dans un billet, publié à la suite de l'avis. Une méthode qui devrait faciliter le dépistage du coronavirus chez « les personnes symptomatiques pour lesquelles le prélèvement nasopharyngé est difficile, voire impossible. »

En septembre, la Haute Autorité de santé ne recommandait pas cette méthode de détection du virus pour les personnes ne présentant pas de symptômes, pour lesquels « on raterait plus de 75 % » des infections, comme l'expliquait Dominique Le Guludec, présidente du collègue de la Haute Autorité de santé, lors d'une conférence de presse numérique. Le PCR reste donc le test de dépistage privilégié pour toute détection du virus.

Depuis, la situation a évolué. Le 22 janvier 2021, le collège de la HAS a rendu un avis positif concernant l'efficacité de la détection du Covid-19 par prélèvement salivaire. Selon la méta-analyse menée par l'organisme, les tests salivaires affichent une sensibilité de 85%, contre 90 % pour les prélèvements nasopharyngés. 

Dans Le Monde, Lisa Alter se réjouissait de cette nouvelle. « En supprimant la contrainte invasive et douloureuse  pour certains  nous devrions pouvoir mener des campagnes de dépistage de masse, avec des prélèvements itératifs mieux acceptés », espère la directrice de l’évaluation médicale, économique et santé publique à la HAS.

L'avis de la Haute Autorité de Santé stipule qu'un test positif au Covid-19 est digne de confiance, que ce test ait été effectué par prélèvement nasopharyngé ou salivaire. La perte de sensibilité entre les tests salivaires et nasopharyngés est acceptable, même pour les patients asymptomatiques. 

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