Covid : 400.000 tests salivaires réalisés chaque semaine dans les écoles dès lundi

Par Caroline J., Rizhlaine F. · Publié le 22 avril 2021 à 19h32 · Mis à jour le 23 avril 2021 à 09h17
Lors d'une conférence de presse ce 22 avril, le Premier ministre Jean Castex a annoncé que 400.000 tests salivaires seront déployés dans les écoles élémentaires dès le lundi 26 avril, avec un objectif de 600 000 tests salivaires hebdomadaires d'ici la mi-mai, selon Jean-Michel Blanquer

Ce 22 avril 2021, lors d'une conférence de presse, Jean Castex a annoncé que 400.000 tests salivaires hebdomadaires seront réalisés à partir de la semaine prochaine (dès le 26 avril, ndlr) dans les établissements scolaires élémentaires. "Nous concentrerons ce dispositif de dépistage dans les départements où l'incidence est la plus élevée", a précisé le Premier ministre.

Par ailleurs, toujours lors de cette conférence de presse, le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a confié que le gouvernement comptait augmenter son déploiement pour atteindre 600.000 tests salivaires par semaine réalisés à la mi-mai. On rappelle que les écoliers sont concernés par ces tests salivaires, tout comme les collégiens, alors que les lycéens devront réaliser de leur côté des autotests une fois par semaine, dès la reprise des cours en présentiel le 3 mai. 

Pour rappel, les tests salivaires pour détecter le coronavirus sont autorisés depuis le 18 septembre 2020, mais n'étaient jusque là pas encore employés en France. La Haute Autorité de santé, dans un avis rendu public, indiquait que seules les personnes présentant des symptômes pouvaient être testées de cette façon. L'objectif de la mise en place de ces tests salivaires : « faciliter les prélèvements », « réduire les risques de contamination du personnel soignant » et « être moins désagréables pour les patients », comme l'explique la HAS dans un billet, publié à la suite de l'avis. Une méthode qui devrait faciliter le dépistage du coronavirus chez « les personnes symptomatiques pour lesquelles le prélèvement nasopharyngé est difficile, voire impossible. »

En septembre, la Haute Autorité de santé ne recommandait pas cette méthode de détection du virus pour les personnes ne présentant pas de symptômes, pour lesquels « on raterait plus de 75 % » des infections, comme l'expliquait Dominique Le Guludec, présidente du collègue de la Haute Autorité de santé, lors d'une conférence de presse numérique. Le PCR reste donc le test de dépistage privilégié pour toute détection du virus.

Depuis, la situation a évolué. Le 22 janvier 2021, le collège de la HAS a rendu un avis positif concernant l'efficacité de la détection du Covid-19 par prélèvement salivaire. Selon la méta-analyse menée par l'organisme, les tests salivaires affichent une sensibilité de 85%, contre 90 % pour les prélèvements nasopharyngés. 

Dans Le Monde, Lisa Alter se réjouissait de cette nouvelle. « En supprimant la contrainte invasive et douloureuse  pour certains  nous devrions pouvoir mener des campagnes de dépistage de masse, avec des prélèvements itératifs mieux acceptés », espère la directrice de l’évaluation médicale, économique et santé publique à la HAS.

L'avis de la Haute Autorité de Santé stipule qu'un test positif au Covid-19 est digne de confiance, que ce test ait été effectué par prélèvement nasopharyngé ou salivaire. La perte de sensibilité entre les tests salivaires et nasopharyngés est acceptable, même pour les patients asymptomatiques. 

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