Coronavirus : l'utilisation des tests salivaires validés par la Haute Autorité de santé

Par Laurent P., Rizhlaine F. · Publié le 19 septembre 2020 à 09h39 · Mis à jour le 21 septembre 2020 à 10h08
La Haute Autorité de santé a annoncé vendredi 18 septembre autoriser l'utilisation des tests salivaires pour le coronavirus, uniquement sur les personnes présentant des symptômes. Des tests qui devraient être mis en circulation "d'ici octobre" selon Jean-François Delfraissy.

Les tests salivaires pour détecter le coronavirus désormais autorisés... C'est ce qu'a annoncé la Haute Autorité de santé dans un avis rendu public vendredi 18 septembre 2020, indiquant que seules les personnes présentant des symptômes pouvaient être testées de cette façon. L'objectif de la mise en place de ces tests salivaires : "faciliter les prélèvements", "réduire les risques de contamination du personnel soignant" et "être moins désagréables pour les patients", comme l'explique la HAS dans un billet, publié à la suite de l'avis. Une méthode qui devrait faciliter le dépistage du coronavirus chez "les personnes symptomatiques pour lesquelles le prélèvement nasopharyngé est difficile, voire impossible".

En revanche, la Haute Autorité de santé ne recommande pas cette méthode de détection du virus pour les personnes ne présentant pas de symptômes, pour lesquels "on raterait plus de 75 %" des infections, comme l'explique Dominique Le Guludec, présidente du collègue de la Haute Autorité de santé, lors d'une conférence de presse numérique. Le PCR reste donc le test de dépistage privilégié pour toute détection du virus.

Évalué en région parisienne et en Guyane, le test salivaire montrerait «  une très bonne spécificité et une sensibilité de l’ordre de 80 %, ce qui suffit », affirmait le professeur Delfraissy lors de son audition à une commission d'enquête au Sénat le 15 septembre.

Plutôt qu’un prélèvement nasal, cette méthode pourrait donc permettre de détecter la présence de covid-19 à partir d’un échantillon de salive. Reste à savoir si les résultats des tests seront plus rapides à obtenir, car la stratégie de test actuelle crée des embouteillages dans les laboratoires. L’une des solutions envisagées consiste en des tests antigéniques, qui sont des tests rapides pour lesquels il faut attendre 15 à 20 minutes. Ce test rapide, déployé actuellement en Île-de-France par l’AP-HP, s’effectue en revanche par prélèvement nasal.

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