Immunité collective : laisser la Covid-19 circuler librement "n'est pas une option" selon l'OMS

Par Alexandre G. · Publié le 14 octobre 2020 à 12h57
L'OMS a précisé dans son point presse Covid-19 ce lundi 12 octobre qu'il était inenvisageable de laisser le virus se propager librement dans la population afin de renforcer l'immunité collective. Le taux de létalité du coronavirus est plus élevé que la grippe.

L'OMS refuse le scénario de l'immunité collective comme rempart face au Covid-19. Ce lundi 12 octobre, l'Organisation Mondiale pour la Santé a indiqué dans un point presse ses recommandations dans la lutte contre le coronavirus. Aux scientifiques qui prônent l'immunité collective comme stratégie efficace, l'OMS répond que "c'est scientifiquement et éthiquement problématique". D'après eux, "laisser libre cours à un virus dangereux, dont nous ne comprenons pas tout, est simplement contraire à l'éthique", avant d'affirmer que "ce n'est pas une option". 

Et pour cause, utiliser l'immunité collective en barrière face au Covid-19, c'est du jamais vu. L'OMS insiste sur le fait que "jamais dans l'Histoire de la santé publique, l'immunité collective n'a été utilisée comme stratégie pour répondre à une épidémie, et encore moins à une pandémie". Outre l'aspect historique d'une telle démarche, c'est aussi le taux de létalité qui inquiète l'institution internationale. Selon l'OMS, le taux de létalité du Covid-19 s'élève à 0,6%. Un chiffre qui semble dérisoire et qui "peut sembler peu", mais qui est "beaucoup plus élevé que pour la grippe" avance Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'organisme. 

Sur le sujet de l'immunité collective, au centre des débats lors du point presse, c'est surtout l'incertitude du concept qui effraie pour l'instant les scientifiques rattachés à l'OMS. Même si son directeur général a reconnu "qu'il y a eu des discussions sur le concept d'atteindre soi-disant une immunité collective" en interne, il avertit sur le fait que "l'immunité collective est obtenue en protégeant les personnes contre un virus, et non en les exposant à celui-ci". Dès le mois de décembre, des essais de vaccins devraient avoir lieu sur des candidats humains. Pour une livraison début 2021, dans l'idéal. 

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