Le vaccin AstraZeneca autorisé par la Haute Autorité de Santé pour les plus de 55 ans uniquement

Par Laurent P. · Publié le 19 mars 2021 à 14h29 · Mis à jour le 20 mars 2021 à 10h56
La Haute Autorité de Santé a annoncé ce vendredi 19 mars autoriser de nouveau l'utilisation du vaccin AstraZeneca en France, après que celui-ci ait été suspendu en France, ainsi que par plusieurs pays européens, en raison de réactions sévères survenues après injection. Une autorisation qui fait suite à celle de l'Agence européenne du médicament qui a rendu son avis sur le produit ce jeudi 18 mars, assurant que celui-c était sûr et efficace.

Le vaccin AstraZeneca revu par la Haute Autorité de Santé ! Ce vendredi 19 mars, le régulateur français a donné de nouveau son avis sur le retour ou non du vaccin dans la campagne en cours en France. Et sans surprise, celui-ci est de nouveau validé, avec une reprise des injections dans la foulée, ce vendredi après-midi. En revanche, le régulateur français est revenu sur les conditions d'accès à ce vaccin et ne préconise plus son administration qu'aux personnes de plus de 55 ans, évoquant dans un communiqué un "sur-risque chez les moins de 55 ans".

Une décision qui pourrait évoluer, le temps que des données complémentaires arrivent au sujet de ces potentielles thromboses. Pour rappel, une étude menée par des chercheurs norvégiens a établi un lien entre la vaccination via AstraZeneca et les cas de caillots sanguins étudiés, ayant conduit au décès il y a quelques jours d'une soignante d'une trentaine d'années, sans antécédents médicaux, d'une hémorragie cérébrale quelques jours après avoir reçu le vaccin.

Une autorisation qui fait suite à l'avis rendu la veille, jeudi 18 mars, par l'Agence européenne du médicament qui indiquait lors d'une conférence de presse que le produit développé par le laboratoire suédo-britannique était "sûr et efficace", après que plusieurs pays aient suspendu la vaccination avec ce sérum en raison de réactions sévères constatées juste après injection du produit sur une trentaine de vaccinés au sein de l'Union. Des réactions qui ont conduit à plusieurs décès dans toute l'Europe, dont deux en Norvège.

"Le vaccin n’est pas lié à une augmentation du risque de thrombose ou de formations de caillots" a ainsi expliqué le régulateur, qui n'a pas totalement écarté le lien entre la vaccination et ces caillots sanguins. "Ce vaccin est une option sûre et efficace pour protéger les citoyens contre le Covid-19", poursuit l'EMA. À noter tout de même que le Comité d'évaluation des risques en pharmacovigilance (Prac), au sein de l'Agence européenne du médicament, a annoncé insérer un avertissement dans les brochures données aux patients avant vaccination, pour qu'ils soient informés des rares risques de thrombose.

Mardi 16 mars, le régulateur avait également donné un premier avis sur la question. Emer Cooke, sa directrice, a par ailleurs indiqué une conférence de presse ce mardi, indiquant que "nous sommes toujours fermement convaincus que les avantages du vaccin AstraZeneca dans la prévention du Covid-19, avec son risque associé d’hospitalisation et de décès, l’emportent sur le risque de ces effets secondaires". Et de poursuivre : "nous traitons l'affaire avec énormément de soin et de sérieux et nous nous assurons d'évaluer tout effet secondaire potentiel lié à ce vaccin". Elle conclut : "une situation telle que celle-ci n'est pas inattendue lorsque l'on vaccine des millions de personnes, il est inévitable d'avoir de rares incidences de maladies qui peuvent survenir après la vaccination".

Concernant ces réactions sévères, on compte plusieurs thromboses, mais également la formation de caillots sanguins et d'hémorragies cérébrales. Celles-ci ont tout de même inquiété de nombreux pays européens qui ont suspendu, "par précaution", séance tenante, les vaccinations avec ce produit. Parmi ces pays, on compte l'Irlande, le Danemark, l'Islande, mais également les Pays-Bas, la Norvège, l'Italie ou encore, plus récemment, l'Allemagne et la France, qui se sont exprimés ce lundi 15 mars sur le sujet.

À noter que le régulateur avait déjà entamé des démarches pour enquêter sur des caillots sanguins apparus chez certaines personnes ayant reçu le vaccin, tout en incitant à poursuivre la vaccination avec ce produit. "Alors que son enquête est en cours, l’EMA reste actuellement d’avis que les avantages du vaccin AstraZeneca dans la prévention du Covid-19, avec son risque associé d’hospitalisation et de décès, l’emportent sur les risques d’effets secondaires", a également indiqué le régulateur ce lundi.

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