Covid : Face au variant Delta, une infection passée protège davantage que la vaccination

Par Manon C. · Publié le 21 janvier 2022 à 17h56
Une étude américaine publiée ce mercredi 19 janvier 2022 souligne que les personnes non-vaccinées mais ayant eu le Covid par le passé seraient mieux protégées que les personnes uniquement vaccinées, face au variant Delta. Néanmoins, "la vaccination reste la stratégie la plus sûre" précisent les autorités sanitaires américaines.

Face au variant Delta, les personnes non-vaccinées mais ayant eu le Covid par le passé seraient mieux protégées que les personnes uniquement vaccinées. C'est ce que montre une étude des autorités sanitaires américaines, publiée ce mercredi 19 janvier 2022. 

A New-York et en Californie, les autorités sanitaires américaines ont analysé, de fin mai à novembre 2021, les cas de Covid ; alors même que le variant Delta devenait majoritaire aux Etats-Unis. A noter, tout de même, que depuis la réalisation de cette étude, le variant Omicron a fait son apparition aux Etats-Unis jusqu'à devenir majoritaire, et la campagne de vaccination de la troisième dose a été lancée ; les résultats d'une nouvelle étude pourraient donc s'avérer différents selon la période analysée.

Pour autant, l'étude publiée ce mercredi souligne que les individus vaccinés mais jamais infectés avaient 6 fois moins de risque que les personnes non-vaccinées et jamais infectées d'attraper le Covid en Californie, et environ 5 fois moins à New York.

Mais ce risque est encore réduit pour les personnes préalablement infectées mais pas vaccinées : par 29 en Californie, et par 15 à New York. Avant l'arrivée de Delta, c'était tout le contraire : les personnes vaccinées et n’ayant jamais eu le Covid étaient mieux protégées que les personnes non vaccinées mais infectées par le passé. 

Avant ou après l'arrivée du variant Delta sur le territoire américain, les personnes les moins bien protégées sont et restent donc, de loin, celles n’étant ni vaccinées, ni tombées malades par le passé. 

"Cela pourrait être dû aux différentes stimulations de la réponse immunitaire" provoquées soit par la rencontre avec le vrai virus, soit un vaccin, expliquent les autorités sanitaires américaines. Ce renversement a aussi "coïncidé avec le début du déclin de l’immunité induite par les vaccins chez de nombreuses personnes" avant la dose de rappel. D'après les autorités sanitaires américaines, cette étude coïncide avec d'autres études menées dans d'autres pays qui ont "également démontré une protection accrue des personnes préalablement infectées, vaccinées et non vaccinées, en comparaison de la vaccination seule." 

Néanmoins, "la vaccination reste la stratégie la plus sûre" soulignent les autorités sanitaires américaines, le vaccin permettant d'éviter les complications graves. 

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