École : 30 minutes d'exercice par jour bientôt testé en primaire

Par Alexandre G. · Publié le 4 novembre 2020 à 12h02 · Mis à jour le 4 novembre 2020 à 12h02
Alors que débute un nouveau confinement pour les parents, l'Éducation nationale et le Comité d'organisation des JO de Paris 2024 n'en oublient pas pour autant les enfants, obligés d'aller à l'école malgré le contexte sanitaire. Pour les prévenir des risques d'obésité liés à la sédentarité, l'initiative "30 minutes d'exercice par jour" va être expérimenté dans les école primaires de plusieurs académies.

Pendant le confinement, on se bouge dans les écoles primaires ! À raison de "30 minutes d'exercice par jour", pas plus, pas moins. L'objectif ? Combattre la sédentarité des enfants et lutter ainsi contre le fléau de l'obésité. C'est en tout cas ce qu'avancent les représentants de l'Éducation nationale et du comité d'organisation des JO de Paris 2024, ce mardi 3 novembre 2020. 

D'ailleurs, voilà une initiative qui devait commencer à la rentrée 2020. Décalé en raison du calendrier bousculé par la crise sanitaire, le programme "30 minutes d'exercice par jour" va être testé prochainement dans 6 écoles primaires de l'Académie de Créteil, mais aussi à Lyon, Besançon, Poitiers, Toulouse, Montpellier ou encore la Réunion. Mais alors, c'est quoi au juste "30 minutes d'exercice par jour"

Dans une visioconférence, Jean-Marc Serfaty, inspecteur d'académie de Créteil et Marie Barsacq, co-directrice du Cojo Paris 2024, expliquent l'origine du programme et son but. Concrètement, les enfants sont invités à courir, faire du sport et se dépenser à raison de 30 minutes quotidiennes, et ce dans un cadre scolaire ou pendant le créneau réservé aux activités périscolaires. Pourquoi cela ? Avant tout, il s'agit de lutter contre la "sédentarité et l'obésité", deux fléaux qui touchent trop d'enfants selon eux. 

C'est aussi l'avis du cardiologue et médecin du sport, François Carré. Il explique à l'AFP que cette sédentarité, lourdement aggravée depuis les premières mesures de confinement (aussi bien chez les enfants que pour les parents), n'est rien d'autre qu'une "bombe à retardement". D'après lui, "le surpoids et l'obésité qui envahit notre population en particulier les enfants (15% en surpoids et 4% obèses contre 3% au total dans les années 60) ne dépendent pas que de la malbouffe", puisque cela "dépend aussi de l'inactivité physique et de la sédentarité" souligne le docteur. 

Même son de cloche pour l'inspecteur d'Académie de Créteil, qui affirme que l'école peut être un excellent vecteur d'activité physique pour les enfants. Les préaux et les espaces de récréation sont autant de lieux pour "courir, sauter, lancer, danser", et aussi évacuer le stress. Dans tous les cas, préparez vos enfants, ils vont bientôt transpirer ! 

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