coronavirus : AirBnb licencie 25% de ses salariés dans le monde

Par Elodie D. · Publié le 17 mai 2020 à 15h19 · Mis à jour le 17 mai 2020 à 15h25
Avec l'arrêt du tourisme dû au coronavirus, Airbnb a vu ses réservations baisser de -95% fin mars. Et a commencé un plan de licenciement, qui devrait se conclure par 25% d'emplois supprimés, soit 1.900. Pour le directeur général France, "il est trop tôt" pour savoir quel sera l'impact de la crise en France.

Interrogé par le Parisien, Emmanuel Marill, le Directeur général France et Belgique de Airbnb, confesse : "depuis le début du confinement en France, les seules nuits réservées [sur Airbnb] ont été les 50.000 nuitées de l’opération Appart’Solidaire, une opération qui a permis de loger 3000 soignants près de leur hôpital, et quelques nuitées de longs séjours pour des ouvriers agricoles ou des personnes qui avaient besoin de se déplacer pour leur travail.  

Malgré ce chiffre bas, le directeur reste optimiste. Le plan de licenciement "touche différemment les 24 pays du monde dans lesquels Airbnb a des équipes". Seule certitude, 1.900 emplois vont disparaitre.

En France, les indicateurs sont plutôt bons : le site "une forte hausse de la consultation du site pour la période du 15 juillet au 30 août", même si les touristes ne réservent pas. Pour lui : "ils attendent le bon alignement: autorisation-transports-plage-restaurants".

Sauf que ce discours rassurant laisse présager une crise de confiance dans le secteur du tourisme. Et pour cause, l'hygiène dans les logements. Si le gouvernement a donné son feu vert pour les réservations dès juillet, 46% des français avaient renoncé à partir d'après un sondage Ifop pour BNP Paribas Real Estate.

Pour rassurer ses utilisateurs français, et des autres touristes européens, le directeur précise "En France, nous avons signé un partenariat avec la société spécialisée Ekoklean, qui permettra d'ici juillet 2020 aux hébergeurs d’acheter les produits nécessaires à prix avantageux et d’avoir accès à des équipes de nettoyage formées", détaille Emmanul Marill, ajoutant que "d’autres pistes sont à l’étude comme mettre en place une durée de latence entre deux réservations ou attribuer un label".

Brian Chesky, le cofondateur et CEO de l'entreprise, souhaite aussi se recentrer sur son activité première : les expériences, afin de faire revenir les touristes. Une concurrence de plus aux gîtes et maisons d'hôtes, eux aussi touchés par la crise de confiance liée au coronavirus.

Du côté de la mairie de Paris, on précise, s'il y a une crise Airbnb, le plan sera : "racheter, grâce à une foncière, les logements des propriétaires qui ne parviendraient plus à rembourser leur emprunt bancaire", afin de remettre ces logements sur le marché de la location et réduire la flambée des prix de l'immobilier.

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