JO Paris 2024 : le CIO et le Cojo souhaitent faire des économies

Par Alexandre G. · Publié le 4 juin 2020 à 15h53
Très attendue depuis le début de la crise sanitaire, la première réunion post-coronavirus entre le Comité Paris 2024 et le CIO s'est tenue ce mercredi 3 juin en visioconférence. Pour mieux répondre aux nouveaux enjeux liés au climat économique tendu, les deux partis ont élaboré une "nouvelle approche", qui permettrait de réduire les dépenses afin de privilégier des "adaptations créatives et durables".

La crise sanitaire et économique, pour mieux aller à l'essentiel ? Ce mercredi 3 juin, la commission de coordination du Comité International Olympique (CIO) réunissait les Comité d'organisation de Paris 2024 (Cojo) et les différents acteurs concernés par les futures Olympiades, comme la Ville de Paris, la Métropole du Grand Paris et la région Île-de-France ou encore le département de Seine-Saint-Denis. Avec un unique sujet capital au programme : faire le point sur l'état de la préparation des Jeux Olympiques de Paris 2024, après la déflagration due à l'épidémie de coronavirus

Avant tout, le président du Cojo Tony Estanguet a présenté les dernières décisions actées par Paris 2024 : la validation de la construction de la piscine olympique de Saint-Denis, et la confirmation du chantier de l'Arena 2 de Porte de la Chapelle, pour accueillir respectivement les épreuves de natation et de badminton et parabadminton. Aussi, à l'instar de la ministre des Sports qui anticipait une réduction de budget, l'ancien champion olympique de canoë en a profité pour confirmer le nouvel objectif dans l'organisation des Jeux : réaliser des économies, par une "nouvelle approche" du défi olympique qui privilégierait des "adaptations créatives et durables". 

Forcément, on imagine que les autres disciplines ayant postulé au programme olympique, à l'image de l'aviron de mer, du parkour ou encore de la lutte de plage, devront encore attendre quelques années avant de figurer parmi les sports représentés aux Jeux. Pour la piscine olympique, même topo : alors que les concept du futur centre aquatique olympique avait été revu à la baisse, le comité informe que sa facture n'a toujours pas diminué. Et première décision : la capacité d'accueil du village des athlètes a été diminuée de 17 000 à 14 000 lits. 

Aussi, si les dates du 26 juillet au 11 août restent inchangées, d'autres points clés de l'organisation risquent d'être modifiés, comme par exemple la liste des sports additionnels. Une réunion du CIO est prévue au 10 juin afin de valider définitivement l'escalade, le surf, le skateboard et breakdance comme disciplines invitées, et d'acter le programmes des Jeux de Paris. Deux options sont aujourd'hui crédibles : prendre une décision finale irrévocable à la fin de l'année, comme prévu initialement, soit reporter la décision à l'année prochaine, après les JO de Tokyo décalés à l'été 2021

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