Chômage : Emmanuel Macron annonce "entre 800.000 et 1 million de chômeurs en plus"

Par Alexandre G., Julie M. · Publié le 14 juillet 2020 à 14h12 · Mis à jour le 14 juillet 2020 à 14h12
Emmanuel Macron annonce, lors de son allocution du 14 juillet 2020, que le nombre de chômeurs au printemps 2021 est estimé entre 800.000 et 1 million. Après une crise du coronavirus sans précédent, la Banque de France avait également publié ses prévisions sur l'économie française le mardi 9 juin. L'institution prédit une chute du PIB de l'ordre de 10 %, avec un chômage en hausse représenté par la perte de "presque un million" d'emplois en 2020.

Emmanuel Macron annonce, ce mardi 14 juillet 2020 que selon les estimations, "entre 800.000 et 1 million de chômeurs en plus sont à craindre au printemps 2021". Cela corrobore les prévisions dévoilées par la Banque de France au début du mois de juin.

L'économie française rentre dans une période de récession record. C'est en tout cas ce qu'annoncent les prévisions de la Banque de France, publiées ce mardi 9 juin. Alors que le déconfinement se veut encore progressif et que l'économie redémarre petit à petit en France, l'institution table sur un taux de chômage à 11,8 % en 2021, avec la perte dès 2020 de "presque un million" d'emplois

Forcément, ces chiffres font froid dans le dos, tant ils anticipent la montée du chômage et "le contexte global de forte incertitude", qui "continuent de peser sur les comportements d'achats" alerte la Banque de France. Aussi, sur le plan macroéconomique, l'institution prévoit une chute record d'environ 10 % du PIB (Produit Intérieur Brut). À titre de comparaison, les spécialistes prévoyaient en 2009 après la crise économique un recul de l'ordre de 1 % du PIB français. 

Pourtant, les prévisions de la Banque de France envisagent également un scénario qui verrait l'épidémie de coronavirus stoppé net. Dans ce cas précis, son directeur prévient que "2021 et 2022" seront "des années de redressement net, mais progressif", avec d'abord 7 % de croissance sur l'année prochaine pour ensuite un rebond de 4 % du PIB en 2022. Toutefois, cette éclaircie bienvenue "ne permettra pas de retrouver le niveau d'activité de fin 2019" précise l'institution. 

Cependant, ces prévisions économiques ne prennent pas en compte les mesures de relance annoncées par le gouvernement et le plan de sauvetage qui sera sans aucun doute présenté à la rentrée par le gouvernement. Une reprise qui dépendra en grande partie de l'évolution de la pandémie, avec des horizons bien plus positifs dans l'éventualité de la découverte d'un vaccin d'ici 2021. Dans le cas où l'épidémie repartirait de plus belle, la tendance pourrait encore nettement s'aggraver. 

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