Le Coronavirus bien plus mortel que les autres épidémies de virus

Par Cécile de Sortiraparis · Publié le 28 septembre 2020 à 16h15
Avec près d'un million de décès dans le monde, le Coronavirus se révèle bien plus mortel que les épidémies de virus que l'on a connu jusqu'alors. Nous restons cependant encore loin des 50 millions de morts de la grippe espagnole, en espérant ne jamais les atteindre.

Le monde a atteint la barre du million de décès causés par le Coronavirus - un chiffre qui pourrait bien doubler selon l'OMS. En moins d'un an, la Covid-19 a tué plus de personnes que les précédentes grandes épidémies du XXe et XXIe siècle, exception faite de la grippe espagnole et de ses 50 millions de victimes en deux ans.

En 2009, la grippe A(H1N1), ou grippe "porcine" créait une alerte pandémique et une mobilisation mondiale. On compte officiellement 18 500 morts, bien que la revue médicale The Lancet, ait revu les chiffres à la hausse avec une évaluation entre 151 700 et 575 400 morts. Quelques années auparavant, entre 2002 et 2003, le Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) causait une peur mondiale. Ce premier coronavirus, émergeant lui aussi de Chine, a causé 774 morts.

On remonte encore le temps. De nouveaux virus ont créé deux grandes pandémies au XXe siècle, totalisant chacune environ un million de morts. Ces épidémies oubliées ont eu lieu de 1957 à 1958 pour la grippe dite asiatique, et de 1968 à 1970 pour la grippe dite de Hong Kong

Quelques années après, Ebola apparaissait dans nos écrans. Ce virus, dont l'émergence remonte à 1976, a un taux de létalité bien plus élevé que celui du Covid-19 : environ 50% des personnes atteintes en meurent et jusqu'à 90% pour certaines épidémies, selon l'OMS. Mais ce virus est moins contagieux que d'autres maladies virales: il se transmet par contacts directs et étroits et ne peut pas se propager par voie aérienne. Ainsi, en plus de 40 ans, Ebola a fait au total environ 15 000 morts, exclusivement sur le continent africain.

Autre sombre record : le Sida (ou VIH) a tué près de 33 millions de personnes depuis son apparition, il y a plus de 50 ans. Les années les plus meurtrières ont eu lieu entre 1980 et 2000. Depuis un pic de décès en 2004, le nombre de personnes mortes du VIH baisse régulièrement. Si l'on n'a pas encore trouvé de vaccin efficace contre cette maladie, les traitements et la généralisation des thérapies anti-rétrovirales permettent aux personnes infectées de mieux vivre, nous laissant même l'espoir d'une guérison totale

Contrairement à ce que l'on a pu entendre et lire, le Coronavirus n'est pas une grippe saisonnières. Celles-ci tuent chaque année, mais dans des proportions beaucoup plus restreintes. « Au niveau mondial, ces épidémies annuelles sont responsables d'environ cinq millions de cas graves, et 290 000 à 650 000 décès », indique l'OMS.

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