Grippe aviaire : nouveau cas détecté dans les Yvelines, après un premier cas en Corse

Par Caroline J. · Publié le 20 novembre 2020 à 09h32 · Mis à jour le 20 novembre 2020 à 10h22
Après avoir détecté un premier cas de grippe aviaire en Haute-Corse, l'Agence nationale de sécurité sanitaire confirme un second cas déclaré cette fois-ci dans les Yvelines, à l'Ouest de Paris. On rappelle que le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, a décidé de placer lundi l’ensemble du territoire métropolitain en niveau de risque élevé.

C’était une crainte redoutée par de nombreux éleveurs. Le 16 novembre, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a confirmé un cas de grippe aviaire en Haute-Corse, et plus exactement dans le rayon animalerie d’une jardinerie basée non loin de Bastia. Ce cas de grippe aviaire, le premier confirmé en France cette année, a été détecté « suite à la constatation de mortalités anormales parmi les volailles détenues », a expliqué le ministère Julien Denormandie dans un communiqué. Malheureusement, les 200 à 300 poules de cet élevage ont été abattues afin d’éviter une éventuelle propagation du virus.

Nouveau cas de grippe aviaire dans les Yvelines

Quatre jours seulement après cette annonce, l'Agence nationale de sécurité sanitaire confirme un second cas de grippe aviaire déclaré cette fois-ci dans les Yvelines, à l'Ouest de Paris. Et là encore, le cas a été détecté dans une animalerie du département francilien. Des analyses ont révélé "la présence du virus H5N8, identique à celui détecté en Haute-Corse, non transmissible à l'Homme" et "l'enquête épidémiologique se poursuit afin d'identifier les liens entre ces deux foyers et l'origine de la contamination" a fait savoir jeudi soir le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation. 

Tout comme pour l’élevage contaminé en Haute-Corse, les oiseaux de cette animalerie des Yvelines ont malheureusement été euthanasiés. Par ailleurs, des zones de protection et de surveillance ont été mises en place autour de ce foyer.

Suite à ces deux cas de grippe aviaire confirmés en France, le ministre n'exclut pas que d'autres cas puissent être détectés dans le pays. "Notre objectif est de limiter cette propagation, elle est évitable dès lors que l'ensemble de ces mesures sont prises", a-t-il affirmé.

L’ensemble du territoire métropolitain placé en niveau de risque élevé

"Pour limiter la propagation du virus et éviter au maximum qu'il atteigne les filières avicoles professionnelles", le ministre Julien Denormandie appelle "en particulier les animaleries, les transporteurs et les détenteurs particuliers de basses-cours à appliquer strictement les mesures de protection contre l'influenza aviaire".

En début de semaine, le ministre avait déjà « réuni l’ensemble des services du ministère et le laboratoire national de référence et (avait) décidé de placer l’ensemble du territoire national métropolitain en niveau de risque élevé ».

Ce passage au risque élevé donne lieu à la mise en place de nouvelles mesures de protection partout sur le territoire, dont l'obligation pour les éleveurs de confiner leurs volailles ou bien de poser des filets afin d'éviter tout contact avec les oiseaux sauvages. Par ailleurs, les rassemblements de volailles vivantes sont interdits, notamment sur les marchés.

Le 5 novembre dernier, 45 départements étaient placés en risque « élevé ».  Le ministre avait aussi tenu à alerter les éleveurs. « Surveillez vos volailles », leur avait-il lancé avant de rappeler que « la consommation de viande, foie gras et œufs – et plus généralement de tout produit alimentaire – ne présente aucun risque pour l’Homme ».

On rappelle que les éleveurs de canards du Sud-Ouest ont déjà été touchés par la grippe aviaire au cours des hivers de 2015/2016 puis de 2016/2017. Des abattages massifs avaient alors été décidés afin d’éradiquer le virus.

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