Covid-19 : Bolsonaro exhorte le Brésil à cesser d'avoir peur avec des propos homophobes

Par Manon C. · Publié le 11 novembre 2020 à 11h21 · Mis à jour le 14 novembre 2020 à 09h12
Le président brésilien Jair Bolsonaro dérape encore une fois avec des propos homophobes pour exhorter la population à se réveiller. Une énième déclaration homophobe pour le président d'extrême-droite du deuxième pays le plus touché au monde par le coronavirus, avec plus de 162 000 morts et 5,6 millions de personnes contaminées.

Au Brésil, le deuxième pays le plus touché au monde après les Etats-Unis, l'épidémie de Covid-19 a fait plus de 162 000 morts et a contaminé quelque 5,6 millions de personnes, et malgré ses chiffres alarmants, la cote de popularité du président Jair Bolsonaro ne s'est jamais aussi bien portée. 

En effet, en dépit de sa gestion de la crise sanitaire, le président brésilien, qui a lui-même contracté la Covid cet été après avoir refusé de porter un masque et d'appliquer la distanciation sociale, voit tout de même près d'un brésilien sur deux le soutenir et considérer qu'il n'est aucunement responsable du nombre de morts dans le pays. 

Aujourd'hui, Jair Bolsonaro a fait une nouvelle déclaration homophobe pour exhorter ses compatriotes à laisser tomber les mesures de restriction sanitaire mises en place partout dans le monde et lutter contre l'épidémie dignement.

Il déclare ainsi, lors d'un discours sur le tourisme au siège du gouvernement fédéral"Aujourd'hui, il n'y en a que pour la pandémie, il faut en finir avec ça. Je regrette les morts, je les regrette. Nous allons tous mourir un jour, tout le monde ici va mourir. Ça ne sert à rien de fuir cela, de fuir la réalité. Il faut arrêter d'être un pays de pédés. Nous devons nous battre la tête haute, lutter. Vous avez été à terre lors de cette pandémie, qui était surdimensionnée."

Jair Bolsonaro est ensuite revenu, dans un post sur Facebook, sur la suspension au Brésil de la phase 3 des essais cliniques du vaccin CoronaVac du laboratoire chinois Sinovac, "une victoire" selon lui : "Mort, invalidité, anomalies... c'est ça, le vaccin que Doria voulait obliger tous les habitants de Sao Paulo à recevoir" assure le président d'extrême-droite. 

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