Emmanuel Macron annonce un référendum pour inscrire la lutte pour le climat dans la Constitution

Par Caroline J. · Publié le 15 décembre 2020 à 08h30 · Mis à jour le 15 décembre 2020 à 08h35
À l’issue de sa rencontre avec les membres de la Convention Citoyenne pour le Climat, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé l’organisation d’un référendum afin d’inscrire la lutte pour le climat dans la Constitution, à condition que la réforme soit d'abord adoptée par le Parlement.

Le 14 décembre 2020, Emmanuel Macron a rencontré les membres de la Convention Citoyenne pour le Climat. Ce troisième rendez-vous de 2020 était l'occasion d'avoir une "discussion franche et directe" entre le président et les 132 membres de la CCC présents pour l'occasion, alors que des tensions sont apparues ces derniers jours suite aux premiers arbitrages du projet de loi.

À l’issue de cette réunion, le chef de l’État a annoncé la tenue d’un référendum sur le climat afin d'intégrer la lutte pour le climat et la préservation de l'environnement dans la Constitution, si cette réforme est d'abord adoptée par le Parlement. "Ce sera une réforme constitutionnelle en un article" qui "doit d'abord passer par l'Assemblée nationale puis le Sénat et être votée en des termes identiques. Ce jour-là, elle sera soumise à référendum", a déclaré Emmanuel Macron le 14 décembre. Une annonce qui confirme les propos tenus par le président le 14 juillet dernier lorsqu’il avait indiqué vouloir inscrire "le plus vite possible" la lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution. 

Si ce référendum se confirme, alors il s’agira du premier organisé en France depuis 2005. 

En revanche, lors de cette rencontre avec les membres de la Convention Citoyenne pour le Climat, Emmanuel Macron a rejeté la proposition autour de la réécriture du préambule de la Constitution pour "placer l'environnement au-dessus de nos autres valeurs fondamentales".

Déception des ONG 

Très vite, les ONG et associations de protection de l’environnement n’ont pas tardé à réagir. Pour Greenpeace France, le président "a brillé par une intervention creuse", estimant qu'il "est resté sourd" aux arguments des citoyens, "préférant camper sur ses positions". Pour WWF, le "Président a plus excellé à expliquer ses renoncements aux citoyens de la Convention qu'à faire de nouvelles annonces. Si un référendum peut être pertinent dans notre démocratie, il ne doit en aucun cas occulter la mise en œuvre des 148 autres propositions".  

Ce 15 décembre, dans Le Parisien, le député européen Europe Ecologie-les Verts, Yannick Jadot, n’a pas non plus caché sa déception. « C'était l'occasion pour lui d'engager le virage écologique de son quinquennat qui, à ce stade, affiche plus de régressions que d'avancées, que ce soit sur le bâtiment, les énergies, la biodiversité, l'agriculture. Il a raté son exercice » a-t-il ainsi déclaré.

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