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Denis Darzacq à la MEP : coup de coeur !

Publié le 16 avril 2015 Par Maïlys C.
Denis Darzacq à la MEP : coup de coeur !

Infos pratiques

Du... 15 avril 2015
Au... 14 juin 2015


7 Rue de Fourcy
75004 Paris 4

Métro Saint Paul (ligne 1)
Métro Pont Marie (ligne 7)

4,5 euros (tarif réduit)
8 euros (tarif plein)

Le photographe Denis Darzacq est exposé à la Maison Européenne de la Photographie du 15 avril au 14 juin 2015. Il présente deux séries d'images : Act met en scène des handicapés en mouvement et en lien avec l'environnement qui les entoure ; Comme un seul homme confronte la lecture de lettres de soldats français à des paysages d'anciens lieux de bataille. Dans ces deux séries, une même émotion humaniste.

Comme un seul homme : quelle empathie peuvent ressentir des élèves de collège en visite sur les lieux de mémoire de la Première Guerre mondiale ? Entendent-ils les cris, les bruits assourdissants des obus qui tombent, sentent-ils l'odeur du sang ? Derrière ce titre subtil, Denis Darzacq interroge la mémoire et l'empathie de la jeune génération d'aujourd'hui pour celle d'il y a un siècle, partie au front, en diffusant dans les salles de la MEP un enregistrement de lectures de lettres de soldats. Les lecteurs sont des élèves, certains prenant goût à la lecture, d'autres indifférents. Leurs voix parfois trébuchantes donnent aux mots des soldats une vie nouvelle, non plus scolaire mais presque magique : pour renforcer cette incarnation vivante, Denis Darzacq présente de grands paysages vides et mornes, anciens lieux de bataille. Devant cette nature riche d'histoire, la contemplation se teinte d'une imagination douloureuse, faisant hurler les sols et rougir la neige... Les arbres sont, dans l'oeil du photographe, les fantômes des hommes morts, comme si leur sang avait irrigué la terre et fait naître une nouvelle forme de vie.

Plus étonnant et bouleversant encore, la série de photographie Act, réalisée entre 2009 et 2011: Denis Darzacq fait dialoguer le corps en mouvement avec différents environnements (naturels, meublés ou artistiques), la danse devenant alors le plus éloquent hommage à l'espace, à sa forme et à son sens. Entortillé sur un canapé ou gracieux devant des toiles mythologiques, le corps délivre le décor de son immobilité et le fait entrer dans un mouvement généreux. Toutefois, il y a un truc : les modèles sont handicapés. Et leurs gestes aussi. Tordus dans une pose étrange, le regard rond, les handicapés de Denis Darzacq ne sont que chair et amour, certains enlacés, d'autres s'élançant dans l'espace. Leur fragilité se transforme en une force éclatante de vie. L'effet est troublant, mais noble surtout : les tirages sont très grands et sont comme les miroirs de notre humanité, jamais conforme. 

Informations pratiques :

Denis Darzacq
Lieu : MEP, 5/7 rue de Fourcy, Paris 4ème
Tarifs : 8 euros (réduit : 4,5)
Ouvert du mercredi au dimanche de 11h à 20h 

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Commentaires

1 commentaire

  • Avatar de lepromeneurdemars

    lepromeneurdemars le 02/06/15 à 07h58



    Je suis sorti de l'exposition"Act " de Denis Darzacq avec l'envie de gifler quelqu'un, n'importe qui, très violemment, histoire de me calmer les nerfs.

    Impossible de reconnaître une sincérité, une sensibilité dans ces images mises en scenes " "empreintes d'onirisme "aussi pesantes qu’étriquées, qui prétendent s’intéresser aux “vrais gens” quand la seule chose qu’ils racontent est la prétention galopante de leur auteur .
    Ohmondieu!! regardez le Grand ,l'Immense et Genereux photographe que je suis !!!! je vais vous montrer das handicapés , et ce sera non doloriste
    Denis Darzacq s’imagine sans nul doute que ces moments “sur le vif” et "oniriques " sonnent plus vrai que nature, alors qu’ils transpirent la présence du photographe en train de se gargariser de son génie incomparable à dépasser le quotidien.Quel résistant ! Quel combattant !
    dans cette Exposition de Denis Darzacq qui prétend faire la part belle au “gens que personne ne regarde”" aux gens sans pouvoirs , que seraient les handicapés , selon les propres mots accompagnants le texte de présentation on ne sent jamais rien tant que la présence du grand photographe ,"si humaniste," "si courageux" qui porte son appareil photo à bout de bras comme un reporter de guerre.
    mais ce regard porté sur le handicap laisse un gout ambigu en bouche ! On y sent une condescendance deguisée , il fait penser a la pièce qu’on refile au clochard en sortant de la boulangerie la bouche remplie de chouquettes, histoire de se donner bonne conscience le temps de remonter à la maison bien au chaud.

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