Coronavirus : la chloroquine au coeur d'un nouvel essai clinique

Par Laurent P. · Publié le 12 avril 2020 à 19h37 · Mis à jour le 12 avril 2020 à 20h22
La Chloroquine, efficace ou non contre le coronavirus... ? Bien que le débat fasse rage au sein de la communauté scientifique, un tout nouvel essai clinique autour du médicament réalisée au CHU de Montpellier pourrait bien y mettre un terme. On vous explique.

La Chloroquine comme traitement pour lutter contre le coronavirus, en attendant de trouver un vaccin ? Alors qu'un débat houleux a actuellement lieu au sein de la communauté scientifique, et après que le professeur Didier Raoult, infectiologue et directeur de la Fondation Méditerranée Infection ait lancé les premières études, ô combien critiquées, sur le sujet, voilà qui devrait mettre un terme définitif aux interrogations de tous. Et pour cause, le CHU de Montpellier a annoncé mettre en place un nouvel essai clinique sur l'efficacité ou non du traitement actuel - un mélange d'hydroxychloroquine associée à l'azithromycine, un antibiotique - contre le Covid-19.

En quoi va consister plus précisément cette étude ? Intitulée Covidoc, celle-ci a reçu le feu vert des autorités compétentes, à savoir le CPP, le comité de protection des personnes et l'ANSM, l'agence de sécurité du médicament, et va tester le traitement hydroxychloroquine/azithromycine sur 150 patients venant de divers hôpitaux du sud de la France (Narbonne, Montpellier, Béziers, Nîmes, Sète, Perpignan et Rodez). Parmi les 150 patients, un certain nombre ne recevra pas la totalité du protocole médicamenteux, sans que ceux-ci ou les médecins les traitant en soient informés. L'objectif : éviter les interprétations, pour une analyse plus stricte et plus fiable.

Autre facteur figurant dans ce nouvel essai clinique : le profil des patients. Ceux-ci doivent avoir été testés positifs au coronavirus depuis au moins dix jours, être âgés de moins de 75 ans et souffrir "d'une forme modérée de l'infection" ne nécessitant pas une intubation et un suivi en réanimation, comme l'expliquent nos confrères du Point.

Une étude durant laquelle les médecins vont observer l'évolution de l'état des patients, mais également mesurer la charge virale, faire des radios régulières des poumons, ainsi que des électrocardiogrammes, également réguliers. A noter que 43 cas de personnes ayant eu de graves effets secondaires - dont quatre décès - ont été signalés à l'ANSM après la prise de Chloroquine comme traitement contre le Covid-19

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